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Libéraux et bloquistes à l'assaut de Salaberry–Suroît

Un photomontage montre les deux candidats dans leur local de campagne respectif.

Le libéral Marc Faubert et la bloquiste Claude De Bellefeuille s'affrontent dans Salaberry–Suroît.

Photo : Radio-Canada / Benoit Chapdelaine

Benoît Chapdelaine

Emportée par la vague orange en 2011, puis soutirée à l'arraché par le Nouveau Parti démocratique (NPD) au terme d'une lutte à trois en 2015, la circonscription de Salaberry–Suroît, en Montérégie, est plus que convoitée cette année. Bloquistes et libéraux espèrent y faire un gain, d'autant plus que la députée sortante, Anne Minh-Thu Quach, ne sollicite pas de troisième mandat.

Je viens de donner naissance à une deuxième petite fille, explique la députée sortante. J'ai envie de me consacrer un peu plus à ma famille, considérant que la plus vieille entre à l'école. Je suis enseignante de formation, je trouve ça super important d'être très présente dans le parcours de ma fille, puis j'ai le goût de garder mes cheveux sur ma tête!

Le NPD compte maintenant sur Joan Gottman, une professeure de yoga et de méditation, pour prendre la relève. J'ai beaucoup d'expérience avec les gens, j'ai le cœur ouvert, je suis très empathique, je me bats depuis très longtemps pour les droits des autres, confie la mère d'un enfant trisomique établie dans la région depuis 2015.

Les gens sont contents, sont heureux que je me représente, que j'aie eu ce courage-là, souligne pour sa part la travailleuse sociale Claude De Bellefeuille, qui se présente pour une cinquième fois pour le Bloc québécois. Elle a été élue en 2006 et réélue en 2008 avant d'être emportée en 2011 par la vague orange.

Je sens que les gens reviennent vraiment au bercail et me témoignent volontairement et sincèrement leur appui, ce que je ne voyais pas nécessairement en 2015.

Claude De Bellefeuille, candidate bloquiste dans Salaberry–Suroît

Claude De Bellefeuille a plus d'expérience politique que tous ses adversaires. J'ai géré la tutelle de Laval, l'arrestation du maire de Montréal [Michael Applebaum], Lac-Mégantic... 20 mois assez intenses, précise celle qui fut chef de cabinet de l'ex-ministre des Affaires municipales Sylvain Gaudreault, dans le gouvernement péquiste de Pauline Marois (2012-2014).

Notre dossier Élections Canada 2019

L'itinérance comme cheval de bataille

L'ex-députée a beau avoir plus d'expérience politique, le Bloc ne sera pas au pouvoir le 21 octobre, souligne son adversaire libéral Marc Faubert, sous une immense bannière à son effigie dans son local électoral. Moi, j'ai choisi d'avancer, de participer aux décisions à la table décisionnelle, dit-il, espérant que le Parti libéral soit réélu le 21 octobre.

Marc Faubert a établi son local électoral dans un quartier du centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield, fréquenté par des itinérants et loin du club de golf de Saint-Anicet, dont il est propriétaire. Grâce à ce local-là, dit-il, j'ai compris, j'ai vu la réalité du quartier Champlain, une réalité de défavorisation.

On est un peu dans un trou noir dans la lutte contre l'itinérance, selon le maire Miguel Lemieux, venu assister à un débat électoral organisé par les groupes communautaires de la région. On ne fait pas partie de la métropole et on n'est pas non plus considéré en région rurale, déplore-t-il, en réclamant un meilleur financement des organismes d'aide aux itinérants.

Une cinquantaine de personnes ont assisté au débat tenu mardi au Café culturel La Factrie, sur la rue du Marché. Les candidats du Bloc québécois, du Parti libéral et du NPD ont exprimé leurs idées pour améliorer la qualité de vie dans un climat très cordial, presque amical. On s'aime beaucoup!, a-t-on d'ailleurs entendu durant le débat.

Mme De Bellefeuille, Mme Gottman et M. Faubert ont participé à une dizaine de débats locaux depuis le début de la campagne, beaucoup plus que leurs adversaires des autres partis.

On a de l'espoir pour l'avenir, affirme la directrice générale de La Factrie, Émilie Fortier. Ces trois-là, je les ai vus souvent dans des sorties. C'est rassurant : ce ne sont pas du tout des candidats poteaux, ce sont des gens impliqués.

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