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Des tests de dépistage d’infections sexuelles difficiles d’accès en Outaouais

Des véhicules sont stationnés devant un édifice.

Le CLSC Saint-Rédempteur est la seule clinique à offrir des dépistages d'ITSS dans le réseau du CISSS de l’Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des intervenants en santé de l’Outaouais dénoncent l’accès difficile aux tests de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Une seule clinique dans le réseau de santé offre le dépistage dans toute la région, et le temps d'attente pour passer les examens et obtenir les résultats est long.

Le CLSC Saint-Rédempteur, situé dans le Vieux-Hull, est la seule clinique affiliée au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais à offrir des dépistages d'ITSS.

Seulement une quinzaine de patients peuvent s'y présenter par jour, deux jours par semaine. C’est peu de places, mais c’est surtout difficile pour les gens qui sont parfois instables dans la vie, souligne Annie Castonguay, directrice adjointe du Bureau régional d’action sida (BRAS) Outaouais.

On souhaite avoir un médecin qui est ouvert à le faire — si on a un médecin de famille. On souhaite avoir un horaire flexible de travail pour pouvoir s’absenter.

Annie Castonguay, directrice adjointe du BRAS Outaouais

De plus, les patients doivent attendre quatre semaines pour obtenir les résultats. C’est deux fois plus long que les délais dans les laboratoires en Ontario.

Pourtant, le gouvernement du Québec recommande un test de dépistage, notamment lors de relations sexuelles sans préservatifs ou lors de l'arrêt de l'utilisation de préservatifs pour les couples stables.

On ne demande pas du sept jours par semaine, loin de là. Mais si on pouvait au moins ajouter une ou deux journées — et une de ces journées-là pourrait se faire en dehors du CLSC, propose Mme Castonguay.

Les ITSS en forte hausse

Entre 2010 et 2015, le nombre de cas déclarés de certaines ITSS a fortement augmenté au Québec. Les cas déclarés de chlamydia ont ainsi bondi de 4 %, ceux de gonorrhée de 90 % et ceux de syphilis de 34 %, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Les résidents de l'Outaouais peuvent se tourner vers des cliniques privées. Certaines refilent la facture aux clients — qui peut totaliser de 150 $ à 210 $.

D’autres offrent le service gratuitement avec la carte de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Mais les patients doivent, là aussi, composer avec les quatre semaines d’attente pour l’analyse des échantillons dans les laboratoires du CISSS de l’Outaouais.

Le CISSS de l’Outaouais a décliné notre demande d'entrevue.

D'après les informations de Boris Proulx

Ottawa-Gatineau

Santé publique