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Les sols de trois cimetières au Témiscamingue scannés et numérisés

Des pierres tombales dans un cimetière.

Le cimetière de Béarn

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Les cimetières de trois municipalités au Témiscamingue n’ont pratiquement plus de secret depuis que leurs sols ont été scannés et numérisés. Grâce à une technologie très avancée, les municipalités de Béarn, St-Édouard-de-Fabre et St-Eugène-de-Guigues connaissent maintenant l’emplacement et la profondeur des cercueils qui composent leur cimetière.

Un drone, une cartographie des lieux et une numérisation souterraine à la fine pointe de la technologie. Il s'agit là de trois procédés qui ont permis à deux entreprises de Québec, DLT Arpentage et DroneXperts, de pousser un projet pilote unique dans la province, soit de numériser le contenu des sols d'un cimetière et sa surface.

C'est un outil qui nous permet de scanner de l'information sous terre. C'est une nouvelle technologie, explique le directeur général de DroneXperts, Jonathan Dupont Champagne.

Savoir ce qui se cache sous nos pieds

Les premiers enterrements au cimetière de Béarn ont eu lieu à la fin des années 1880. Depuis, il a été difficile de garder la trace de tous les occupants du cimetière.

C’était une problématique qu’on avait quand venait le temps d'enterrer un cercueil. Est-ce qu'il y a l’espace pour? Est-ce qu’on peut y aller sans craindre d’accrocher d’autres cercueils?, se questionnait la directrice générale de la municipalité de Béarn, Lynda Gaudet.

Un cimetière, ça ne s’agrandit plus comme anciennement. On ne peut plus juste tasser une clôture.

Lynda Gaudet, DG de Béarn

Des archives étoffées

Un document numérique a été remis aux municipalités. Elles peuvent maintenant savoir exactement où sont situés les cercueils et l'espace disponible pour accueillir d'autres défunts.

On voit que les pierres tombales ne sont pas dans le bon sens. On voit que ç'a été replacé. On voit qu'il y a énormément de population à une certaine place, démontre Jonathan Dupont Champagne, devant son document numérique.

Une vue aérienne d'un cimetière avec des points verts, rouges et jaunes.

Les points verts représentent les personnes inhumées au cimetière.

Photo : gracieuseté DroneXperts

Ça a été géré différemment de comment on le gère aujourd’hui. Un rapport comme ça va permettre de donner une image dans le temps, affirme-t-il.

Les deux entreprises de Québec ont consacré près de 600 heures de travail sur ce projet.

La numérisation des cimetières a coûté environ 20 000 $ par municipalité. Elles seront appelées à mettre à jour les données de façon régulière.

Abitibi–Témiscamingue

Innovation technologique