•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le cégep de Baie-Comeau dévoile sa politique contre les violences sexuelles

Des étudiants discutent devant l'une des entrées du cégep.

Façade du Cégep de Baie-Comeau

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

Le cégep de Baie-Comeau a dévoilé mardi matin sa politique visant à prévenir et contrer les violences à caractères sexuels.

Comme tous les établissements d'enseignement supérieur, le cégep devait adopter sa politique avant la fin de l'année 2018 pour respecter une loi adoptée par le gouvernement provincial l'an dernier.

Il est cependant un des rares établissements à l'avoir présenté en grande pompe en ce début d'année scolaire.

La nouvelle politique du cégep de Baie-Comeau va plus loin que les exigences de base de la loi.

En plus d'établir des règles claires pour contrer et prévenir les violences sexuelles, l'administration du cégep a bonifié une section de son site web pour aider les victimes et les témoins de ces actes et a donné un poste à temps plein à une technicienne en travail social.

Nous avons pris connaissance de la politique et de nos obligations, mais nous avons aussi regardé ce qui, pour nous, aurait du sens pour bien offrir les services et pour faire de la prévention efficace.

Andrée-Anne Provencal, psychologue au cégep de Baie-Comeau

La psychologue Andrée-Anne Provencal, ajoute que l'équipe de rédaction a effectué beaucoup de recherches et s'est penchée sur des politiques adoptées ailleurs dans le monde pour établir la politique.

Catherine Deschênes-Bérubé et Andrée-Anne Provençal

Catherine Deschênes-Bérubé et Andrée-Anne Provençal ont toutes deux aidé à la rédaction et à l'application de la nouvelle politique du cégep de Baie-Comeau

Photo : La Presse canadienne / Marie-Jeanne Dubreuil

L’association générale des étudiantes et étudiants du cégep de Baie-Comeau (AGEECBC) se réjouit des efforts déployés par l’administration du cégep.

C'est rassurant, parce que ça protège les étudiants. C'est un bon pas à l'avant , soutient la présidente de l'AGEECBC

C'est vraiment l'fun surtout qu'ils sont allés une petite coche plus loin. Ça prouve qu'ils sont investis là-dedans et qu'ils ont ça à coeur. Je trouve ça pratique d'avoir ça à l'école, parce que ce n'est pas toujours facile d'aller dénoncer directement aux autorités, à la police, ajoute la vice-présidente externe pour l'AGECBC, Isadora Lelièvre.

Deux étudiantes sourient.

Élodie Poirier et Isadora Lelièvre, respectivement présidente et vice-présidente externe à l'AGECBC.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

L'ensemble de la communauté étudiante sera mise au courant de la nouvelle politique dès mercredi matin.

« Partout, pour tous  »

Le cégep misera sur la prévention, et ce, tant auprès du personnel que de la communauté étudiante.

Il lancera une série de capsules informatives sur son site web qui devront être visionnées par tous.

L'équipe du cégep dépêchera également des intervenants sur le terrain lors d'activités parascolaire telles les compétitions sportives et les fêtes de début et fin de session.

La technicienne en travail social Catherine Deschênes-Bérubé veut aussi encourager les témoins de gestes déplacés à intervenir.

L’approche des témoins actifs, c’est de conscientiser toutes les personnes présentes dans les événements. On dit souvent qu'il y a la victime et l’agresseur, mais ça ne s’arrête pas là. Il y a tout le monde autour aussi, explique-t-elle.

Selon la loi, le cégep devra réviser sa politique à chaque cinq ans. Mme Deschênes-Bérubé affirme que l'établissement n'hésitera pas à la mettre à jour plus tôt si nécessaire.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

Côte-Nord

Éducation