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Les candidats et les enjeux qui ont marqué la campagne au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le centre-ville de Chicoutimi.

Les élections fédérales auront lieu le 21 octobre.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il reste moins de deux semaines avant l'élection d'un nouveau gouvernement fédéral. Voici les moments marquants de cette campagne électorale au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en...

Le candidat conservateur dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, s'est fait remarquer en début de campagne pour ses appels enregistrés.

Dans un premier, qui s'adressait aux électeurs de sa circonscription, il se présentait comme un nationaliste qui appuie la loi 21 sur la laïcité adoptée par l'Assemblée nationale du Québec.

Dans un autre, il invitait les électeurs de Jonquière à voter pour le candidat de sa formation dans cette circonscription, Philippe Gagnon. La stratégie en a surpris plusieurs, mais l'ancien entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi et des Marquis de Jonquière s'est défendu en expliquant qu'il était un joueur d'équipe.

Des candidats absents

Mieux vaut tard que jamais... Le Parti libéral du Canada a mis beaucoup de temps avant de présenter des candidats dans Jonquière et Chicoutimi-Le Fjord. Un organisateur libéral a même avoué qu'il était difficile de recruter des candidats dans Chicoutimi-Le Fjord. Un phénomène qu'il attribuait à la popularité de Richard Martel, qui aurait eu pour effet de décourager les candidats potentiels. Le PLC avait pourtant remporté la circonscription lors des dernières élections générales en 2015.

Finalement, Vincent Garneau, ex-chef de cabinet de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, va porter les couleurs libérales dans Jonquière, tandis que Dayana Dautovic, une actuaire de Québec, va faire de même dans Chicoutimi-Le Fjord.

Notre dossier Élections Canada 2019

Pour ou contre une seule déclaration de revenus?

L'avenir du Centre fiscal de Jonquière est au coeur de la campagne électorale dans cette circonscription. L'idée que les Québécois produisent une seule déclaration de revenus pour les deux paliers de gouvernement, comme le souhaite le gouvernement Legault, divise les candidats.

À l'heure actuelle, toutes les déclarations de revenus fédérales des Québécois sont traitées au Centre fiscal de Jonquière. En transférant cette expertise à Revenu Québec, les candidats du NPD et du Parti libéral craignent des pertes d'emplois au Centre fiscal, dont les 1000 employés représentent une masse salariale de 50 millions de dollars.

Le Bloc québécois, le Parti conservateur et le Parti vert sont en faveur de cette proposition qui permettrait de faire des économies à grande échelle et qui simplifierait la vie des Québécois, selon eux. Le candidat bloquiste dans Jonquière, Mario Simard, croit que la transition pourrait se faire sans perte d'emplois si on donne une nouvelle vocation au Centre fiscal.

Le Parti populaire est en faveur d'une seule déclaration, à condition que ce soit sous la responsabilité d'Ottawa, comme c'est le cas ailleurs au Canada.

GNL Québec, un projet qui divise

Le projet d'usine de gaz naturel liquéfié à Port Saguenay polarise le débat dans Chicoutimi-Le Fjord. Il s'est même invité à la marche pour le climat dans Chicoutimi le 27 septembre, que les organisateurs ont transformée en vaste rassemblement contre GNL Québec.

Le candidat conservateur dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, brillait d'ailleurs par son absence, lui qui appuie le projet de 14 milliards de dollars sans réserve. Ses promoteurs font miroiter des emplois et des retombées économiques importantes pour la région, en plus de faire valoir que le gaz naturel exporté vers l'Europe et l'Asie permettrait à des pays qui dépendent du charbon de se tourner vers une source d'énergie moins polluante.

Le Parti vert est résolument contre. Ses détracteurs arguent que le projet va produire des millions de tonnes de gaz à effet de serre. Ils s'inquiètent aussi du passage de 160 méthaniers par année dans le fjord du Saguenay et des conséquences sur cet écosystème fragile.

Les autres partis attendent les conclusions des évaluations environnementales avant de se prononcer.

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