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La philanthropie, un sport d’équipe pour la famille Le Blanc-Cholette

Reconnaître un être cher, faire sa part pour la communauté, valoriser la philanthropie dans la communauté franco-albertaine… Les créateurs de fonds de dotation ont chacun leurs bonnes raisons de contribuer au bien-être de leur communauté.

Une photo de famille. La mère est à gauche. Le père est à droite. Leurs trois enfants sont au centre.

Marie-Claude Cholette (à gauche), son conjoint, Guy Le Blanc (à droite), et leurs trois enfants, Sébastien, Jean-Philippe et Alexandre.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Après mûre réflexion, la décision de monter un fonds de dotation pour soutenir les sportifs franco-albertains s’est imposée comme une évidence à la famille de Guy Le Blanc et Marie-Claude Cholette.

Créer  un fonds de dotation, c’est dire qu’on veut soutenir à très long terme une cause qui nous tient à coeur, commence Guy Le Blanc.

Mordu de water-polo depuis 40 ans, il a d’abord transmis sa passion à deux de ses fils, avant d’aider financièrement les autres à suivre la leur… dans l’eau, sur un tatami, ou n’importe quel autre terrain, tant qu’on y pratique un sport qu’il qualifie d’« olympique ».

[Dans] ces sports, comme le water-polo ou l’haltérophilie, où les débouchés sont quasiment impossibles et il y a très peu d’athlètes qui vivent de leurs passions , constate-t-il en 2009, quand il crée avec son épouse le fonds de dotation Le Blanc-Cholette.

Mais ça nous a pris plusieurs années entre le moment de dire : "On devrait faire ça" et puis "On va le faire", avoue-t-il.

Dans le cadre de la série Philanthropie, quand tu nous tiens… Radio-Canada s’est entretenue avec des créateurs de fonds de dotation de la Fondation franco-albertaine, qui ont accepté de nous raconter ce qui les a poussés à se lancer dans cette aventure. À lire aussi dans cette série :

Un cheminement personnel

Le couple de Québécois s’investit d’autant plus au sein d’organismes franco-albertains qu’ils voient leurs enfants évoluer dans un milieu linguistique minoritaire à Calgary, où ils vivent depuis leur arrivée dans la province, en 1996.

J’avais quasiment 30 ans, et c’est le sport que je pratique depuis longtemps qui m’a permis de me faire des amis dans la communauté à Calgary, explique Guy Le Blanc.

En 2003, ce dernier est approché par la Fondation franco-albertaine pour siéger à son conseil d’administration. À ce moment-là, on n'avait aucun fonds de dotation, dit celui qui a oeuvré à la mise en place des premiers fonds de la Fondation.

Ça m’a donné le goût d’en créer un, explique-t-il, en se remémorant la cérémonie organisée pour remercier les cinq premiers donateurs. Ça m’avait ému, peut-être un peu trop, se souvient-il, mais j’étais fier.

Ce jour-là, Guy Le Blanc rentre chez lui en se demandant pourquoi il n’avait pas pensé lui-même à créer un fonds, mais aussi, quelle serait la meilleure façon de donner son argent .

Une idée bien calculée

À l’époque, aucune bourse ne soutient l’excellence sportive, observe-t-il. La famille Le Blanc-Cholette décide donc de faire fructifier son argent pour soutenir cette activité qui les unit tous : le sport.

L’esprit de camaraderie, la discipline, l’écoute de l’autorité, puis le désir de se surpasser sont des valeurs qui sont bien véhiculées par le sport et que nous voulons soutenir, affirme Guy Le Blanc sous sa casquette de sportif.

Derrière ses lunettes d’analyste financier agréé, Guy Le Blanc choisit de faire un don d’actions de 35 000 $ à la Fondation franco-albertaine. Au niveau fiscal, c’est plus efficace, explique-t-il.

Soit je les vendais et je payais 50 % d’impôts, ou je les donnais et je recevais un retour d’impôts de 50 %, poursuit-il.

La majorité de ce montant alimente le fonds naissant. Quelque 10 000 $ sont reversés à d’autres causes. Et, au bout d’un an et demi, les premières bourses Le Blanc-Cholette ont pu être offertes à de jeunes sportifs franco-albertains.

Guy Le Blanc, qui leur remet les chèques, retrouve les mêmes fierté et émotion qu’il avait ressenties quelques années auparavant. Pour tenter de les décrire, il cite une phrase qu’il a entendue dans une émission : Vous savez le plaisir que vous avez eu à faire votre premier million? Le donner plus tard vous fera encore plus plaisir que de l’avoir fait.

Après le sport, Guy Le Blanc et Marie-Claude Cholette ont souhaité transmettre à leurs fils ces valeurs philanthropiques en les encourageant à s’impliquer eux aussi dans leur fonds et à la Fondation.

Chaque fois qu’un nouveau fonds s’ouvre, c’est quelqu’un qui s’est ouvert à la communauté, et le geste de réalisation avec la communauté francophone est important en Alberta.

Guy Le Blanc

Guy Le Blanc, lui, est comblé de voir qu’un des lauréats de sa bourse pense aujourd’hui à créer son propre fonds de dotation.

« C'est l’effet de donner au suivant, se félicite-t-il. Quelqu’un qui a reçu une bourse à 20 ans, se souvient [plus tard] que quelqu’un l’a aidé et veut faire la même chose, c’est quelque chose de très appréciable. »

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