•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Salon du livre de Toronto a du mal à attirer un public adulte

De vieux livres avec les pages jaunies et froissées.

Le Salon du livre de Toronto, qui a du mal à attirer un public adulte, décide de se focaliser sur le jeune public et les parents lors de son prochain salon.

Photo : Pexels

Marguerite Gallorini

Compte tenu de la difficulté à attirer un public adulte, le Salon du livre de Toronto va se concentrer sur les jeunes et leurs parents.

En entrevue mardi à l’émission Y a pas deux matins pareils, Valéry Vlad, président du conseil d'administration du Salon du livre de Toronto, explique que le problème est récurrent.

Cette année, on s'est rendu à l'évidence : c'est difficile, sinon impossible, de faire venir le public adulte comme nous on voulait, comme nos exposants voulaient, au Salon du livre. [...] C’est un problème auquel on fait face depuis des années, se désole-t-il.

Lors de l’assemblée générale annuelle de l’événement lundi soir, les administrateurs du salon ont donc décidé de repenser la stratégie de l’événement afin d’attirer un public plus jeune et les parents.

Une communauté francophone disparate

Selon Valéry Vlad, l’une des causes de ce manque d’enthousiasme de la part des adultes francophones tient au fait qu’ils n’ont pas de style littéraire en commun.

On a eu un partenariat avec Rimouski, il y a deux ans. Là-bas, le Salon du livre, c'est la fête, c'est une fierté locale d'appartenance à la communauté francophone, explique-t-il.

À Toronto, ça n'existe pas trop, car on est un patchwork de francophonie et chaque communauté francophone a ses propres goûts littéraires.

Valéry Vlad, président du Salon du livre de Toronto au micro de Radio-Canada en studio en 2015.

Valéry Vlad, président du Salon du livre de Toronto

Photo : Radio-Canada

Ce problème mènerait donc à une solution naturelle : adapter le festival à tous les goûts, avec une grande sélection de livres en tous genres. Seulement, cela devient de plus en plus cher à réaliser.

Un festival moins rentable pour les éditeurs

Selon Valéry Vlad, bien qu’il y ait eu autant sinon plus de public adulte au festival l’an dernier par rapport à deux ans auparavant, ça ne suffit pas. Pour s’adresser à chaque communauté, il faut les moyens. Ce n’est pas juste la présence du public adulte [...] : le problème se pose pour les ventes également.

C’est ça qui nous a fait tirer le signal d’alarme : c’est surtout du côté des éditeurs. Il y a un éditeur qui vient depuis plusieurs années qui nous a dit avoir vendu, pendant quatre jours, trois livres pour adultes. Beaucoup de livres pour enfants, mais trois livres pour adultes.

Valéry Vlad, président du conseil d'administration du Salon du livre de Toronto

Et à mesure que les ventes de livres stagnent, mais que les coûts de transport et d'hébergement des exposants augmentent à Toronto, il devient de moins en moins rentable financièrement pour les maisons d’édition d'y présenter leurs livres.

Par exemple, pour l’hôtel, on avait la possibilité de négocier il y a cinq ou six ans ; aujourd’hui, c’est 50 % plus cher pour les exposants, explique le président du conseil d’administration de l’événement.

Le Salon du livre de Toronto aura lieu cette année à la Bibliothèque de référence, du 5 au 7 décembre.

Toronto

Livres