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Les libéraux veulent rendre permanent le financement du transport collectif

Des candidats libéraux ont parlé de la ligne rose à Montréal, puis la chef du Parti vert, Elizabeth May, a évoqué la ligne jaune à Longueuil.

Les candidats lors d'un point de presse à l'extérieur au métro Beaubien, à Montréal.

Geneviève Hinse, Mélanie Joly et Steven Guilbeault (de gauche à droite, au premier rang) font partie des candidats libéraux qui ont promis un financement permanent pour les projets de transport en commun.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Bernard Barbeau

Le Parti libéral de Justin Trudeau s’engage à rendre permanent, s’il est reporté au pouvoir, le financement fédéral du transport en commun, qui a augmenté pendant son mandat.

Plusieurs candidats de la région de Montréal se sont réunis mardi matin à côté de la station de métro Beaubien, dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, pour insister sur cette promesse électorale.

La candidate de la circonscription du même nom, Geneviève Hinse, a souligné que le gouvernement Trudeau avait consacré plus de 5 milliards de dollars depuis 2015 au transport en commun au Québec.

Le gouvernement libéral a « investi massivement pour améliorer la mobilité des Montréalais et des Québécois », a-t-elle dit, donnant les exemples du Réseau express métropolitain (REM), du prolongement de la ligne bleue et du centre de transport Bellechasse, des projets en cours auxquels il a participé. Elle a aussi mentionné la création d’un crédit fédéral à l’achat d’une voiture électrique, qui s’est ajouté à celui de Québec, ainsi que l’augmentation du nombre de bornes de recharge.

Notre engagement se traduira par un financement stable et prévisible pour subvenir aux besoins de nos villes en matière de transport en commun, en plus des transferts provenant du fonds de la taxe sur l’essence fédérale, a expliqué Mme Hinse. Le financement fédéral va suivre la hausse des coûts de construction au fil du temps. 

Geneviève Hinse marche en souriant.

Geneviève Hinse a insisté sur l'engorgement de la ligne orange du métro de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La plateforme des libéraux inclut aussi une nouvelle enveloppe réservée à l’électrification du transport, de 160 millions de dollars pour 2020-2021, puis de 180 millions par année pour les trois suivantes.

On répond "présent" pour la ligne rose, entre autres projets à Montréal et dans ses banlieues, mais aussi ailleurs au Québec, a affirmé Geneviève Hinse. On veut être à la table et on veut en parler.

L’engorgement de la ligne orange, les gens du quartier en connaissent quelque chose, a-t-elle souligné, notant que près de 10 000 personnes empruntent chaque jour la station Beaubien. Un wagon, parfois deux wagons bien remplis vont nous passer sous le nez, avant qu’au troisième on se mette à jouer du coude pour se frayer une place pour se rendre au travail.

Nous avons besoin de plus d’options pour faciliter les déplacements en transport collectif.

Geneviève Hinse, candidate libérale dans Rosemont–La Petite-Patrie

L’environnementaliste Steven Guilbeault, candidat libéral dans Laurier–Sainte-Marie, a pour sa part assuré que les mesures préconisées par les libéraux en matière de transport collectif constituaient des solutions très concrètes dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.

Les transports représentent presque le quart des émissions de GES au Canada et plus de 40 % au Québec, a-t-il fait valoir. C’est un secteur névralgique si on veut arriver à réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

La ligne jaune pour les verts

Les deux intervenants devant l'immeuble de l'Université de Sherbrooke, à Longueuil.

Pierre Nantel et Elizabeth May ont pris le métro jusqu'à Longueuil, où ils ont parlé du prolongement de la ligne jaune.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

En après-midi, la chef du Parti vert, Elizabeth May, a pris le métro jusqu'à Longueuil, où la population souhaite le prolongement de la ligne jaune.

Elle a dit vouloir « absolument » militer au sein du Parlement pour le financement de ce prolongement.

Pierre Nantel, candidat vert dans Longueuil–Saint-Hubert, a rappelé que, dans la proposition le plus souvent évoquée, la ligne jaune serait prolongée de la station Longueuil–Université-de-Sherbrooke vers l'aéroport situé dans l'arrondissement de Saint-Hubert en suivant essentiellement le boulevard Roland-Therrien.

Ça fait 50 ans qu’on attend le prolongement de la ligne jaune, ça fait 50 ans qu’on a ce même édicule de métro, a dit M. Nantel. Et on a bien besoin du soutien du gouvernement fédéral pour enfin allonger cette ligne jaune, qui transporterait près de 70 000 personnes par jour.

Jusqu’où aller pour protéger le climat

Quelques militants ont grimpé sur la structure.

Les militants d'Extinction Rebellion ont été arrêtés sur la structure du pont par des policiers du groupe tactique de la Sûreté du Québec, assistés de l'équipe de sauvetage en hauteur des pompiers de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Steven Guilbeault et Elizabeth May ont été invités à se prononcer sur le coup d’éclat réalisé sur le pont Jacques-Cartier mardi matin, alors que des militants ont grimpé sur la structure pour dénoncer l’inaction des gouvernements dans la lutte contre les changements climatiques.

M. Guilbeault a lui-même escaladé la tour CN, à Toronto, en 2001, y déployant une banderole où était inscrit « Canada and Bush Climate Killers » (Le Canada et Bush sont des assassins du climat) dans le but d’attirer l’attention de la population sur le réchauffement planétaire. Il a aussi participé à quelques autres coups d’éclat.

Dans des sociétés pluralistes, démocratiques, la désobéissance civile est acceptée comme un geste de protestation, a-t-il déclaré, en évitant de cautionner ou de condamner le geste spectaculaire de mardi matin.

Est-ce à dire que le Parti libéral du Canada est d’accord avec la désobéissance civile?

Ce n’est pas du tout ce que j’ai dit, a-t-il corrigé en souriant. J’ai dit que, dans des sociétés pluralistes, c’était une forme de manifestation qui était acceptée.

M. Guilbeault a signalé que ceux qui participent à de telles actions acceptent d’en subir les conséquences. Il d’ailleurs rappelé qu’il avait lui-même été arrêté après son ascension de la tour CN.

Le candidat libéral dans Laurier–Sainte-Marie a dit avoir maintenant choisi de poursuivre son combat autrement.

Steven Guilbeaut entouré de Mélanie Joly et Geneviève Hinse.

Steven Guilbeault a participé à quelques coups d'éclat quand il était militant pour Greenpeace.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La chef du Parti vert a elle aussi été arrêtée à l'occasion d'une manifestation, il n'y a pas si longtemps. Elle s'était trop approchée des installations de l'oléoduc Trans Mountain à Burnaby, en Colombie-Britannique, en mars 2018.

Elizabeth May s'est cependant bien gardée, elle aussi, d'encourager qui que ce soit à poser des gestes illégaux, même si elle s'est dite « vraiment sympathique » à leur cause.

Ça peut être une « mauvaise idée » de poser des actions qui nuisent à d'autres citoyens, a-t-elle noté, car ces derniers risquent de ne pas comprendre pourquoi ils en font les frais. J'ai des inquiétudes au sujet de ces tactiques.

Je préfère que tous les militants écolos mettent leurs efforts à encourager les gens à voter, a dit Mme May, qui a qualifié le scrutin du 21 octobre prochain de « référendum sur le climat ».

Notre dossier Élections Canada 2019

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