•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Saint-Jean évalue toutes les options pour se sortir de la spirale des déficits

Des hommes assis autour d'une table en réunion

Le conseil municipal de la Ville de Saint-Jean s'est réuni, lundi soir, pour évaluer près de 60 idées visant à éponger son déficit de 11 millions de dollars.

Photo : Radio-Canada / Hadeel Ibrahim

Radio-Canada

Le conseil municipal de Saint-Jean s’est rassemblé, lundi soir, pour évaluer près de 60 options qui visent à assainir les finances de la Ville avant que ne prenne fin l’aide financière provinciale en 2021-2022.

Mais il faudra plus que des compressions pour redresser les finances avant 2022, selon le directeur général de Saint-Jean, John Collin. Il est prévu que le déficit annuel structurel de la Ville atteigne 11 millions de dollars pour l'année en cours et 12 millions de dollars en 2021.

Fermer un aréna, réduire les services de déneigement, facturer des frais aux résidents pour le déplacement des policiers et des pompiers : voilà quelques-unes des 60 idées proposées.

Des péages sur des routes de la ville, la vente du Centre aquatique des Jeux du Canada, la perception d'une redevance sur les événements et un gel des salaires du personnel font aussi partie des propositions.

Ces idées arrivent trois mois après que le maire Don Darling a demandé un plan de redressement des finances.

Le conseil municipal devra trancher sur les idées proposées au cours des 60 prochains jours, au moment d'adopter le prochain budget.

Un homme en train de parler devant un fond flou

Les conseillers municipaux auront des décisions difficiles à prendre au cours des 60 prochains jours, d'après le maire de Saint-Jean, Don Darling.

Photo : Radio-Canada

M. Darling estime que les idées sont trop ambitieuses dans certains secteurs, et pas assez dans d’autres.

Nous avons besoin d’une restructuration, nous avons un problème de dépenses.

Don Darling, maire de Saint-Jean

Selon le maire, la situation actuelle s’explique notamment par les nombreuses réformes provinciales, mais aussi par le manque de contrôle des dépenses et l’accent sur la croissance qui ont autrefois caractérisé la ville.

À son avis, il serait financièrement irresponsable d’attendre jusqu’en 2021 pour geler les salaires. Il souhaite s’attaquer au déficit dès 2020.

Plus d'aide de la province

Le conseil envisage aussi l’idée d'envoyer une lettre à la province pour lui demander 10 millions de dollars supplémentaires en 2020 et 2021 afin d’atténuer la pression, a dit le maire.

La Ville a toujours dans ses coffres 10 millions de dollars provenant de l’aide à court terme offerte par la province en 2017.

Toutefois, ce montant n’est pas suffisant à long terme à moins qu'il n'y ait une sérieuse restructuration, a ajouté M. Darling.

Craintes pour les plus démunis

Les idées qui ont suscité le plus de colère chez les conseillers municipaux lundi ont été la refonte du transport en commun et la réduction du financement des centres communautaires.

Le conseiller David Hickey s’interroge à savoir si les compressions et les frais proposés toucheraient de façon disproportionnée les personnes à faible revenu.

Ce sont les personnes qui utilisent le plus les services qui sont le plus durement touchées, a dit M. Hickey. Je ne veux pas ralentir le dynamisme de cette communauté.

Mais M. Collins estime qu'il y a des moyens d'atténuer les contrecoups et qu’il est encore trop tôt pour déterminer quels groupes seraient les plus touchés par une restructuration.

Avec des renseignements d'Hadeel Ibrahim, de CBC

Nouveau-Brunswick

Politique municipale