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  • Archives
  • Depuis plus d’un siècle, le soutien-gorge fait parfois perdre la tête

    Mannequin lors d'un défilé de mode en 1994 montrant fièrement sa poitrine.

    Le soutien-gorge est un accessoire de lingerie féminine qui fait beaucoup parler.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le soutien-gorge est un accessoire de la mode féminine qui soulève les passions. Doit-on, oui ou non, le porter? Peut-il être amélioré? Des questions qui ont été abordées dans plusieurs émissions de Radio-Canada de manière plus ou moins sérieuse au cours des années.

    Mais qu’est-ce qui fait ainsi courir tout New York? La livraison au magasin Macy’s de milliers de soutiens-gorges demi-bustier Wonderbra.

    La journaliste Johanne Ménard, 27 septembre 1994

    Une popularité variable

    C’est depuis l’Antiquité que divers dispositifs existent pour mettre en valeur, ou au contraire gommer, les poitrines féminines.

    L’origine du soutien-gorge, tout du moins dans sa conception moderne, reste discutée.

    Par contre, les termes « soutien-gorge » et « brassière » apparaissent dès 1904 dans le dictionnaire Larousse, et en 1912 dans l’Oxford English Dictionary.   

    La popularité du soutien-gorge a connu des hauts et des bas au cours du 20e siècle.

    Dans les années 1960 et 1970, l’engouement pour les mannequins androgynes comme Twiggy Lawson et les revendications féministes lui rendent la vie dure.

    Doit-on porter ou pas un soutien-gorge?

    La question, comme le souligne la journaliste Minou Petrowski, est importante et suscite les commentaires les plus divers.

    Femme d'aujourd'hui, 31 octobre 1973

    Minou Petrowski consacre à ce sujet un long micro-trottoir au centre-ville de Montréal dans le cadre de l’émission Femme d’aujourd’hui du 31 octobre 1973.

    Les réponses des femmes et des hommes sont variées, parfois gênées, et parfois pleines de contradiction.

    Le retour du « 1300 »…

    En dedans de cinq heures, on a vendu près de 38 % des stocks. Ça, c’est du jamais-vu.

    Marie-Claude Desjardins, Relations publiques, Canadelle

    Le saviez-vous? Le soutien-gorge ampliforme, et plus précisément le demi-buste « 1300 », a été dessiné en 1961 par la styliste canadienne Louise Poirier.

    La styliste travaillait pour la compagnie montréalaise Canadelle (alors appelée la Canadian Lady Corset Company).

    De la fin des années 1960 à celle des années 1980, le « 1300 » n’avait pas la cote.

    Mais au début des années 1990, les goûts changent.

    Le couturier Jean-Paul Gaultier et la chanteuse pop Madonna électrisent le monde de la mode avec un soutien-gorge à bonnets en forme de cônes.

    C’est également le retour des décolletés plongeants et des modèles de robe rétro où les rondeurs et les courbes ne sont plus dissimulées.

    En 1994, le soutien-gorge demi-buste fait une rentrée remarquée. La compagnie Sara Lee met en vente sa version du « 1300 », le « Wonderbra », le soutien-gorge qui émerveille.

    À tout prix, 27 septembre 1994

    Les débuts sont retentissants, comme le rappelle la journaliste Johanne Ménard dans un reportage présenté à l’émission À tout prix le 27 septembre 1994.

    La relationniste de Canadelle Marie-Claude Desjardins se souvient de la folie qu’a provoquée l’arrivée du « 1300 ».

    Les ventes ont commencé au magasin Macy’s de New York et dans le reste des États-Unis. Toutes les 15 secondes, un soutien-gorge « Wonderbra » était vendu.

    … réanime une usine de Matane

    Bientôt, on en arrive à des ruptures de stock. Pour faire patienter les Américaines, Sara Lee appelle Canadelle à l’aide.  

    Dans l’urgence, la compagnie québécoise rappelle les employés à son usine de Matane, qu’elle avait pourtant fermée à peine un mois auparavant.

    Commence alors une course contre la montre.

    Les ouvrières doivent apprendre à confectionner le modèle « 1300 ». Ce n’est pas une mince affaire et il est hors de question d’improviser.

    Le soutien-gorge est constitué de 78 morceaux.

    Il nécessite 28 machines à coudre différentes pour l’assembler. Deux millions de soutiens-gorges blancs doivent sortir de l’usine de Matane dans un temps record.

    Pour répondre à la frénésie des consommatrices américaines, il faut que chaque soutien-gorge soit confectionné en moins d’une semaine.

    Or la cadence normale pour les productions antérieures était de deux à trois semaines.

    Malgré ce sursaut, l'usine de Matane a officiellement fermé ses portes le 5 février 1996.

    Innovations technologiques

    L'été, c'est péché, 18 juin 2001

    Ce matin, je me transforme en "cracologue".

    Lise Ravary, chroniqueuse

    Le 18 juin 2001, dans l’émission L’été, c’est péché, Lise Ravary nous offre une chronique plutôt fantaisiste.

    Elle nous propose une incursion dans les avancées technologiques proposées par les fabricants de soutiens-gorges.

    La chroniqueuse le confirme.

    Sara Lee, Victoria’s Secret et Lily of France se battent à coups de sortie de soutien-gorge d’avant-garde pour gagner des parts de marché.

    On mise sur le fait que les consommatrices espèrent un miracle en une nuit sans avoir à passer sous le bistouri.

    Lise Ravary présente plusieurs modèles de soutien-gorge à la fine pointe de la technologie.

    Cela va du soutien-gorge miracle de Victoria’s Secret au soutien-gorge projectile qui augmente instantanément la poitrine de deux tailles.

    L’équipe de L’été, c’est péché s’est beaucoup amusée lors de la présentation de cette chronique.

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