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Aide dans le dossier de la pyrrhotite : quand on se compare, on ne se console pas toujours

Une maison de Trois-Rivières soulevée pour des travaux de réparation à cause de la pyrrhotite.

Cette maison de Trois-Rivières fait l'objet de travaux de réparation à cause de la pyrrhotite qui s'y trouve. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Le président de la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite, Alain Gélinas, est revenu perplexe de la fin de semaine qu’il vient de passer au Connecticut, aux États-Unis.

À cet endroit, il a constaté dans quelle mesure l’aide gouvernementale apportée aux victimes de la pyrrhotite est plus importante et beaucoup moins compliquée à obtenir que ce qui se vit au Québec et au Canada.

La comparaison fait mal, a-t-il souligné mardi sur les ondes de l’émission Facteur matinal. En quatre ans, il observe que les avancées là-bas ne se comparent aucunement à ce que les victimes de la Mauricie et du Québec ont reçu, malgré les efforts répétés pour obtenir une aide suffisante afin de couvrir les dommages.

Voilà 10 ans que les demandes se font au Québec, pour un résultat bien moindre, soit une aide financière de 75 000 $ par maison, sur des coûts de réparation moyens de 187 000 $. Cette aide est un prêt remboursable et les frais supplémentaires engagés ne sont pas déductibles d’impôt, comme réclamé.

Au Connecticut, en quatre ans, les victimes de la pyrrhotite sont parvenues à obtenir une aide gouvernementale de 175 000 $ par maison pour effectuer les travaux de réparation qui coûtent en moyenne entre 180 000 $ et 200 000 $. La différence des coûts peut par ailleurs être déduite de leurs impôts.

Lenteur et complexité

Alain Gélinas déplore la lenteur des démarches au Québec.

Nous, à toutes les fois qu’on demande quelque chose, c’est toujours très compliqué, dit-il.

Ça fait 10 ans que la crise dure et on a toujours de la misère. On se fait toujours répondre que c’est bien compliqué et ça ne bouge jamais.

Alain Gélinas, président de la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite.

Au cours de son séjour au Connecticut, Alain Gélinas a aussi constaté que plusieurs politiciens s’impliquaient, contrairement à ce qu’on observe au Québec.

En fin de semaine, des politiciens étaient sur place pour rassurer les victimes et leur expliquer les démarches en cours pour leur venir en aide, note-t-il, ajoutant que le travail se poursuit de leur côté.

IIs sont encore en train de bonifier le programme, observe-t-il. On ne voit jamais ça ici.

Enfin, la comparaison n’est guère plus avantageuse lorsqu’elle se fait avec l’Irlande, ajoute M. Gélinas.

Eux, c’est de la pyrite et du mica, car les maisons sont faites en blocs de béton, mais le gouvernement va payer jusqu’à 90 % du coût de la réparation.

Alain Gélinas, qui réclame un test de dépistage de la pyrrhotite, se réjouit toutefois de constater que les travaux cheminent en ce sens.

Les gens de l’Université Laval, qui a la chaire de recherches actuellement, sont en communication avec le Trinity College [à Dublin, en Irlande]. Ils travaillent de pair pour trouver des solutions, des façons plus rapides et plus simples pour calculer le taux de pyrrhotite et en arriver à une norme.

Mauricie et Centre du Québec

Industrie de la construction