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Manquement à l'éthique à la Municipalité de Maria

La table des élus de Mariadurant un conseil municipal

Le maire suppléant Daniel Audet (au centre) et le directeur général Thomas Romagné ont condamné l'utilisation des ressources municipales à des fins personnelles par un employé de Maria.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Isabelle Larose

Une quarantaine de citoyens ont pris part à la séance du conseil municipal de Maria lundi soir pour dénoncer l'utilisation d'équipements municipaux à des fins personnelles par un employé.

Le 15 septembre, le directeur du service incendie de Maria, Denis Normandeau, a utilisé des machineries municipales pour transporter, chez lui, de la terre qu’il avait achetée à la Municipalité qui disposait de surplus.

Le directeur des travaux publics de Maria, René-Pierre Johnson-Lafleur, avait donné son aval à l’opération.

M. Johnson-Lafleur avait convenu avec M. Normandeau que chaque voyage de terre lui serait facturé 60 $, livraison incluse, et qu’il pourrait utiliser l’équipement municipal pour en faire le transport, en dehors de ses heures de travail. Treize voyages de terre ont été effectués.

Des citoyens ont été témoins des opérations et se sont mobilisés pour faire connaître leur désaccord.

Des citoyens assis lors de la rencontre municipale

Près d'une dizaine de citoyens ont pris la parole durant la période de questions pour dénoncer la situation.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le citoyen John Chartré a pris la parole lundi soir pour citer la Loi sur l’éthique et la déontologie en matière municipale qui interdit l’utilisation de ressources municipales à des fins personnelles.

C’est un manquement grave aux normes d’éthiques et de déontologie d’une municipalité. C’est un cas grave de mauvaise gestion.

John Chartré, citoyen de Maria
Un citoyen debout pose une question, avec un papier à la main

Le citoyen John Chartré a pris la parole pour dénoncer la situation en citant des passages de la loi municipale en matière d'éthique.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les citoyens ont aussi soulevé le fait que facturer 60 $ pour un voyage de terre était un prix dérisoire et qu’il s’agissait d’une compétition déloyale aux entreprises du territoire.

Quand vous dites que vous travaillez pour nos commerces et nos commerçants, vous travaillez pour, mais pour les faire fermer, a ironisé Léonce Arsenault, un résidant de Maria.

Les Mariens présents à la séance du conseil soutenaient que la transaction était un privilège consenti à un employé municipal, car la vente de terre municipale n’avait pas été ouverte au grand public.

La Municipalité fait son mea-culpa

Devant la colère des citoyens, le directeur général de Maria, Thomas Romagné, et le maire suppléant, Daniel Audet, n’ont pas tardé à admettre qu’il s’agissait d’une erreur de la part des deux employés mis en cause.

C’est quelque chose qu’on ne cautionne absolument pas, a affirmé Daniel Audet, en l’absence du maire Christian Leblanc.

Ce n’est pas le genre de situation qu’on veut voir se reproduire.

Daniel Audet, maire suppléant de Maria
Le maire suppléant de Maria et conseiller municipal, Daniel Audet

Le maire suppléant de Maria et conseiller municipal, Daniel Audet

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Ni le directeur général ni le conseil de ville n'avaient été informés de cette entente entre les deux employés municipaux.

On a été mis devant un fait accompli, assure le maire suppléant. On a appliqué les dispositions nécessaires. Les employés en cause ont été rencontrés et ont eu une note au dossier.

Le directeur des Travaux publics, René-Pierre Johnson-Lafleur, a admis lors de la séance du conseil, lundi soir, qu'il avait commis une erreur.

Il a tenu à préciser qu'il n'avait pas agi de façon malveillante. M. Johnson-Lafleur a expliqué qu’il avait autorisé la vente et le transport de terre pour débarrasser la Municipalité de ses surplus de terre. Comme l'employé avait acheté la terre et qu'il l'avait transporté en dehors de ses heures de travail, il croyait que l’affaire était convenable.

Radio-Canada n'a pas été en mesure de s'entretenir avec l'autre employé en cause, Denis Normandeau.

Le maire suppléant assure qu’il s’agit d’une première offense pour les deux employés et, qu’à ce stade-ci, une suspension n’est pas de mise.

L’administration municipale indique que tous les employés de Maria seront rencontrés prochainement pour leur rappeler les règles à suivre en matière d’éthique.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Politique municipale