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Le crime en baisse de près de 5 % à Sherbrooke

Service de police de Sherbrooke

Service de police de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / Mélissa Fauteux

Charles Beaudoin

Même si Sherbrooke a été le théâtre de quatre meurtres l'an dernier, la criminalité diminue dans la municipalité, selon le plus récent rapport annuel du Service de police de Sherbrooke (SPS).

Le taux de crime pour 100 000 habitants a chuté de près de 5 % et est à son plus bas depuis 10 ans, s'est réjoui le directeur du SPS, Danny McConnell, lundi.

La diminution est notable en ce qui a trait aux crimes contre la propriété. Seulement pour les introductions par effraction, on a une baisse significative de plus de 15 % et une baisse d'environ 10 % pour les crimes contre la propriété en général. C'est sûr que ça a un impact sur l'indice du taux de criminalité sur le territoire, explique M. McConnell.

Danny McConnell, directeur du Service de police de Sherbrooke.

Danny McConnell, directeur du Service de police de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Les crimes contre la personne ont toutefois augmenté pour la troisième année consécutive, mentionne le directeur du SPS. Outre les quatre homicides, les policiers ont notamment dénombré 129 agressions sexuelles en 2018, soit 10 de plus que l'année précédente. Les infractions de nature sexuelle sont également passées à 192 en 2018, comparativement à 186 en 2017.

Si on prend les cas de harcèlement, ils sont de plus en documentés avec des preuves par Facebook ou autres, donc ça incite les gens à porter plainte. Pour ce qui est des agressions sexuelles, c'est certain qu'il y a eu tellement de publicité où les gens ont été encouragés et valorisés à porter plainte, ça se reflète par une augmentation, précise Philippe Paultre, conseiller en planification recherche et méthode.

On ne dit pas ça dans un rapport annuel pour se plaindre, mais pour en faire la publicité. Ce qu'on veut dire aux victimes, c'est qu'elles peuvent appeler la police et qu'on va être là pour les soutenir, réitère Danny McConnell.

Les problèmes de santé mentale ont également accaparé grandement les effectifs policiers en 2018, alors que 1 578 dossiers liés à un état mental perturbé ou à une tentative de suicide ont été ouverts, comparativement à 1 391 un an auparavant.

C'est un défi de tous les jours. La santé mentale fait partie de la grande majorité des interventions policières sur le territoire. Un simple vol à l'étalage va presque toujours être relié à un cas de santé mentale, mentionne le directeur du SPS.

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