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Les Fransaskois réagissent au documentaire de Denise Bombardier

Plan moyen de Gabriela Quintanilla donnant une entrevue assise dans une salle de réunion.

Gabriela Quintanilla, une membre de l'Association jeunesse fransaskoise, rejette la conception restreinte de la francophonie que défend Mme Bombardier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un an après avoir déclaré que « toutes les communautés francophones [avaient] à peu près disparu » au Canada, Denise Bombardier persiste et signe. Son nouveau documentaire, intitulé Denise au pays des francos (Nouvelle fenêtre), très critique par rapport à la qualité du français dans les régions minoritaires francophones hors Québec a entraîné de vives réactions en Saskatchewan.

Pour le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise, ces critiques reviennent à « dénigrer tous ces gens qui se battent continuellement pour la langue ».

Denis Simard donne une entrevue dans un couloir.

Le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise rejette catégoriquement les critiques de Mme Bombardier.

Photo : Radio-Canada

« C’est des discours arriérés de voilà 40 ans qu’on est en train de propager encore », déplore-t-il.

Pour lui, l’important, c’est que les jeunes ne soient pas mal à l'aise quand ils utilisent la langue et qu’ils sachent qu'on y accorde de la valeur.

De jeunes Fransaskois réagissent

Dans le documentaire, on voit Denise Bombardier couper une intervention d'un jeune Ontarien pour lui reprocher d’avoir fait un anglicisme.

Plan moyen de Mélissa Gagnon en entrevue dans une salle de réunion.

N'en déplaise à Mme Bombardier, Mélissa Gagnon, une membre de l'Association jeunesse fransaskoise, se considère comme francophone, même si son français n'est pas identique à celui de la documentariste.

Photo : Radio-Canada

Pour Mélissa Gagnon, membre de l'Association jeunesse fransaskoise (AJF), née au Lac-Saint-Jean, au Québec, la remarque de Denise Bombardier ne passe vraiment pas.

« Ça voudrait dire que je ne suis pas francophone? Parce que je n'ai pas un français parfait? », s'insurge-t-elle.

Les propos de Mme Bombardier au sujet de son mari à l’émission Tout le monde en parle, dimanche, ont aussi fait réagir. Elle soutenait que son mari, d’origine britannique, faute d’avoir une culture de la langue française, ne pouvait pas être considéré comme francophone, même s’il parle bien le français.

Gabriela Quintanilla, une autre membre de l’AJF, se sent aussi visée, car elle risque de ne pas être considérée comme francophone, selon les critères de Mme Bombardier.

« Moi, ma famille, on parle l'espagnol à la maison. Mais moi, je parle le français chaque jour. Est-ce que je suis francophone à ses yeux? Non », s’étonne-t-elle.

Denis Simard, lui, a un tout autre message pour les jeunes Fransaskois.

« Amusez-vous avec la langue. Faites ce que vous avez besoin de faire pour que la langue soit bien avec vous, pour que vous ayez le goût de vous y associer. Et à ce moment-là, on aura accompli beaucoup de choses », conclut-il.

Avec les informations de Gabrielle Proulx et de Sophie Chevance

Saskatchewan

Francophonie