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Lundi Franco : L’offre de films francophones correspond-elle à la demande?

L'extérieur du cinéma Cineplex de Dieppe.

Peu de gens le savent, mais les cinémas Cineplex présentent, tous les premiers lundis du mois, à Dieppe comme à Fredericton, un film en français.

Photo : Radio-Canada

Camille Bourdeau

Le premier lundi de chaque mois, Cineplex présente le Lundi Franco à Dieppe et à Fredericton. La projection spéciale permet aux spectateurs de voir un film francophone qui ne fait pas partie de la programmation habituelle. Plusieurs cinéphiles réclament un plus grand nombre de représentations.

Daniel Séguin, vice-président d’exploitation pour l’est du Canada, explique que le choix des films qui sont présentés au cinéma dépend avant tout du distributeur.

Si le distributeur considère que la clientèle du cinéma correspond à son public cible, il entre en discussion avec les exploitants de salles, comme Cineplex.

Habituellement quand vous avez une entente pour présenter un film c'est pour, minimum, deux semaines sur grand écran, explique Daniel Séguin.

Durant cette période de temps, le film a un « droit de regard » ce qui signifie qu’il n’y a pas la possibilité de présenter plusieurs films sur le même écran.

Si l’exploitant de salle a le choix entre 15 films, mais qu’il n’a que huit salles, il doit prendre en considération la demande.

Ces facteurs peuvent avoir une incidence sur l’offre de films francophones.

Les cinéphiles ne sont pas au rendez-vous

Auparavant, le Lundi Franco était présenté deux fois par mois, mais ce n’est plus le cas en raison de la faible affluence.

Le Lundi Franco a déjà été à deux représentations et ce n’était pas justifié.

Daniel Séguin, vice-président de l'exploitation pour l’est du Canada
Une salle de cinéma bondée à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

L'affluence en salle est beaucoup moindre lorsque les films en français sont projetés, en début de semaine, souligne Daniel Séguin, vice-président de l'exploitation pour l’est du Canada chez Cineplex.

Photo : Radio-Canada

Pourtant, Dominique Léger, responsable de la programmation du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA), soutient que les cinéphiles sont nombreux à réclamer plus de productions francophones sur grand écran.

Il y a une culture de cinéphiles qui veulent voir du cinéma francophone, québécois et français. Au FICFA, les gens sont là, mais on a toujours les échos, pendant le reste de l'année, qu’ils veulent voir du cinéma francophone, mais l'offre n'est pas toujours là.

Ce sont près de 10 000 spectateurs qui assistent chaque année aux projections du festival.

Mais où sont-ils lors des Lundis Francos?

Selon elle, les gens ne sont simplement pas au courant que le programme existe.

Ce n’est pas parce que les gens ne veulent pas y aller, c'est qu'ils ne savent pas que ça existe.

Dominique Léger, responsable de la programmation du FICFA
Dominique Léger, responsable de la programmation du Festival international du cinéma francophone en Acadie, en entrevue.

Selon Dominique Léger, responsable de la programmation du Festival international du cinéma francophone en Acadie, il y a de l'appétit chez les cinéphiles francophones du Grand Moncton pour des films dans leur langue à longueur d'année.

Photo : Radio-Canada

Elle croit également que l’horaire nuit au succès de l’événement. Le lundi me semble une journée assez random!

Selon elle, il faudrait que les projections soient plus régulières afin de créer une habitude chez les spectateurs.

Comme pour lui donner raison, plusieurs citoyens rencontrés dans le Grand Moncton affirment qu’ils n'étaient pas au courant de l’existence de ces projections spéciales. La majorité d’entre eux ont indiqué qu’ils aimeraient voir plus de contenu francophone à l’affiche.

Daniel Séguin confirme que les habitués du Lundi Franco sont toujours au rendez-vous, mais il admet qu'il y a place à l’amélioration.

Il assure que les marchés de Moncton et de Fredericton sont importants.

On est conscient qu’il y a une clientèle francophone locale, je crois qu’il faut juste s’ajuster. Il n’écarte pas la possibilité de négocier davantage avec les distributeurs.

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