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Une onzième campagne pour le doyen de la Chambre des communes

Sur une rue, on aperçoit une pancarte électorale accrochée à un arbre et sur laquelle on voit les visages de Louis Plamondon et de son chef au Bloc québécois Yves-François Blanchet.

Louis Plamondon du Bloc Québécois tentera de se faire élire pour une 11e fois aux élections fédérales du 21 octobre.

Photo : Camille Carpentier

Radio-Canada

Six candidats convoitent le territoire de Bécancour-Nicolet-Saurel. Le doyen de la Chambre des communes, Louis Plamondon, tentera de se faire réélire pour une onzième fois. Ses adversaires ont fort à faire pour renverser la vapeur et remporter la victoire le 21 octobre.

Le candidat du Bloc Québécois dans Bécacnour-Nicolet-Saurel n’a plus besoin de présentation, fort de ses 35 années de vie politique et d’un passé victorieux dans son comté. À dix reprises, Louis Plamondon a été capable de rallier les électeurs de sa circonscription. Or, il ne tient rien pour acquis.

J'ai confiance, mais ce n’est jamais gagné d'avance, dit-il. Je suis un éternel pessimiste quand je rencontre mon équipe...

L'inquiétude, toujours présente, génère son lot d’adrénaline, fait-il valoir.

Après les tempêtes qui ont secoué le Bloc québécois et qui l’ont mené à claquer la porte de son parti l'an dernier, après les tensions vécues avec l'ex-cheffe, Martine Ouellet, Louis Plamondon estime que le calme est désormais revenu au sein du Bloc Québécois

Il y a toujours des moments difficiles dans un parti et j'avoue que chez les partis souverainistes, on est des spécialistes là-dedans, dit-il. Le député affirme toutefois que l'harmonie semble être revenue et que son parti pourrait faire élire suffisamment de députés pour redevenir un parti reconnu à la Chambre des communes.

Deux adversaires qui ont fort à faire

Devant ce candidat résolu à se faire élire pour une onzième fois, ses adversaires devront travailler fort.

Pierre-André Émond, candidat pour le Parti conservateur du Canada, est un homme d’affaires de la région de Sorel, alors que la Libérale Nathalie Rochefort enseigne le lancement d'entreprises à de nouveaux arrivants.

Les candidats à l'élection fédérale dans Bécancour-Nicolet-Saurel

Les candidats à l'élection fédérale dans Bécancour-Nicolet-Saurel

Photo : Radio-Canada

Tous deux mènent leur première campagne électorale fédérale et font face à un défi de taille : celui de se faire connaître.

Il importe d’abord et avant tout d’aller à la rencontre des gens, considère M. Émond.

Déloger le doyen de la Chambre des communes n'est pas une mince tâche, avoue-t-il, soulignant au passage qu’un peu de changement pourrait être salutaire pour une plus grande proximité avec les ministres.

La candidate libérale affirme pour sa part qu’elle n’est pas en guerre contre le député sortant, mais qu’elle est bien résolue à proposer une nouvelle façon de faire.

Je suis au troisième millénaire, j'arrive avec une énergie complètement différente, avec des projets différents, dit-elle.

Un grand dénominateur commun

Si les visions des trois candidats sont passablement différentes, ils s’entendent tous sur le fait que la pénurie de main-d'oeuvre représente un enjeu prioritaire pour leur circonscription.

Louis Plamondon s’attriste de voir que dans un grand nombre de commerces, les affiches sont bien en vue.

Partout, il est écrit : Nous embauchons, note-t-il. C'est dramatique.

Pierre-André Émond et Nathalie Rochefort n’en pensent pas moins.

Indépendamment du secteur d'activité, producteurs agricoles, manufacturiers, industriels, il y a des gros enjeux de main d'oeuvre, lance le candidat conservateur, suivi dans son élan par son adversaire libérale.

J'ai déjà commencé à agir, parce que depuis 5 ans, j'accueille avec ma fondation plus de 1000 immigrants par année, fait valoir Nathalie Rochefort, qui ajoute que pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre, il faut aussi être dans l’action.

La candidate du Nouveau Parti Démocratique, Carole Lennard, le candidat du Parti Vert, David Turcotte, et celui du Parti populaire, Richard Synnott, figureront aussi sur le bulletin de vote.

Jusqu'au 21 octobre, ils tenteront plus que jamais de convaincre les électeurs de Bécancour-Nicolet-Saurel de changer leurs habitudes, conscients que les murs du château fort bloquiste semble encore bien solides.

Selon les informations recueillies par Camille Carpentier.

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Mauricie et Centre du Québec

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