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5 choses à surveiller au débat des chefs en anglais

Montage montrant les visages des six chefs des principaux partis politiques au fédéral lors d'un débat.

Les chefs des six principaux partis : Justin Trudeau, Andrew Scheer, Jagmeet Singh, Elizabeth May, Yves-François Blanchet et Maxime Bernier.

Photo : Reuters/Mark Blinch, Reuters, CP/Frank Gunn, Radio-Canada, Michael Hawkins

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ce soir, des millions de Canadiens seront rivés devant leur téléviseur pour regarder le seul débat en anglais opposant le chef libéral Justin Trudeau et son principal adversaire, le chef conservateur Andrew Scheer. La pression sera forte sur les six chefs qui s'affronteront. Assisterons-nous à un moment pivot qui chamboulera la campagne? Voici ce qu’il faudra surveiller.

1. Scheer parviendra-t-il à prendre sa revanche?

La campagne des conservateurs a battu de l’aile la semaine dernière et le chef Andrew Scheer doit jouer le tout pour le tout pour renverser la vapeur.

Après un débat difficile en français au cours duquel il a eu du mal à expliquer sa position sur le droit à l’avortement, il a dû justifier sa double citoyenneté - canadienne et américaine. Son hebdomas horribilis s’est poursuivie avec l'expulsion d’une candidate aux propos homophobes.

Face à cet état de fait, le camp conservateur se dit gonflé à bloc. « C’est l’affrontement qu’on attendait », a confié un stratège avant le débat. Andrew Scheer devrait être très combatif ce soir et sa cible est claire : Justin Trudeau.

L’entourage d’Andrew Scheer affirme qu’il continuera à dénoncer « l’hypocrisie » du chef libéral en matière d’environnement notamment.

2. Trudeau veut éviter les ecchymoses

Le chef libéral entamera le débat avec une difficulté de plus que ses adversaires : il a un bilan à défendre.

Les proches stratèges de Justin Trudeau sont très conscients que le chef conservateur a préparé des attaques fortes pour tenter de lui faire perdre pied.

L’objectif du camp libéral peut se résumer facilement : sortir indemne du seul débat en anglais, sans blessures apparentes. Les proches conseillers de Justin Trudeau veulent qu’il projette l’image d’un premier ministre.

Essentiellement, ils aimeraient bien répéter le premier débat en français lors duquel M. Trudeau n’a pas reçu de coup fatal et a réussi à mener quelques offensives efficaces.

3. L’affrontement des progressistes

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh, qui a gagné en confiance lors des deux premiers débats tentera de continuer sur cette lancée. Selon son entourage, il va essayer de s’immiscer dans les échanges entre Justin Trudeau et Andrew Scheer. Il veut peut-être casser la perception répandue que seuls ces deux chefs peuvent aspirer à devenir premier ministre.

S’il espère progresser dans les sondages, il devra prouver aux électeurs progressistes déçus par Justin Trudeau, qu’il représente une solution de rechange crédible.

La chef du Parti vert Elizabeth May, seule femme qui participera au débat, devra profiter de sa tribune pour se présenter comme la seule véritable option auprès des électeurs dont l’environnement est au coeur des préoccupations.

Elle tentera de convaincre les électeurs déçus du plan climatique de Justin Trudeau de se tourner vers elle, plutôt que vers le chef du NPD, alors que les deux s’arrachent notamment le vote des Britanno-Colombiens.

Les changements climatiques ont rarement pris autant de place dans une campagne électorale. Elizabeth May doit saisir l’occasion pour élargir son horizon et son audience, et faire oublier les déclarations controversées de certains de ses candidats.

Notre dossier Élections Canada 2019

4. Comment gérer Maxime Bernier?

La présence du chef du Parti populaire ajoute un élément d’imprévu, lui qui est connu pour ses déclarations provocantes, comme lorsqu’il a qualifié la jeune militante Greta Thunberg de « mentalement instable » ou dénoncé « l’immigration de masse ».

Il ne serait pas étonnant que M. Bernier trouve des moyens de faire parler de lui. Cela pourrait forcer les autres chefs à se positionner et à improviser.

Justin Trudeau et Andrew Scheer pourraient s’avérer des cibles de choix pour le chef du Parti populaire sur les thèmes de l’immigration, de l’environnement et de l’économie.

Il y a fort à parier que ses adversaires vont tenter de lui accorder le moins d’attention possible pour éviter de lui donner davantage de visibilité.

5. Des surprises?

Six chefs se partageront la scène pour une durée de deux heures : ils auront donc moins de 20 minutes chacun pour se démarquer. Leurs arguments devront être efficaces, ciblés, en plus de frapper l’imaginaire.

Pour marquer des points, certains chefs pourraient en profiter pour sortir un atout de leur manche. Mais à deux semaines du scrutin, leur reste-t-il encore des munitions qui n’ont pas encore été utilisées?

Alors que l’aiguille des sondages n’a à peu près pas bougé depuis le début de la campagne, un lapin sorti d’un chapeau pourrait toujours changer la donne.

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