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Québec ajoute à son offre pour l'industrie du taxi

Un taxi au centre-ville de Montréal.

Un taxi au centre-ville de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Hugo Lavallée

Le gouvernement de François Legault propose des mesures additionnelles aux propriétaires de permis de taxis pour répondre aux demandes de l’industrie, mais cela se fera « à coût nul pour le gouvernement du Québec, les contribuables, et les usagers ».

Aujourd’hui, je suis heureux de confirmer que le gouvernement du Québec propose d’aller de l’avant avec des propositions qui font consensus dans l’industrie.

François Bonnardel, ministre des Transports

Parmi les propositions du ministre Bonnardel , le devancement rapide du paiement des compensations plutôt que leur étalement sur une période de 5 à 6 ans.

Québec suggère la mise en place d’un mécanisme antidumping afin d’éviter qu’un répondant puisse rémunérer un chauffeur à un montant supérieur à celui de la course effectuée.

Il est également envisagé de créer une table nationale de concertation de l’industrie du transport rémunéré de personnes par automobile. Cette table aura comme mandat de conseiller le gouvernement du Québec relativement aux enjeux découlant de l’adoption du projet de loi no 17.

Le gouvernement entend bonifier de 10 à 40 millions de dollars le programme d’aide pour des besoins particuliers de propriétaires de permis de taxi provenant de sommes actuellement disponibles dans le Fonds de modernisation de l’industrie du taxi.

Québec propose aussi une exclusivité pour l’industrie du taxi traditionnel des contrats de transport adapté conclus avec les organismes de transport tout en préservant ce service essentiel pour les personnes handicapées.

Ces propositions interviennent après la reprise des négociations entre Québec et des représentants de l'industrie du taxi. Selon nos informations, le gouvernement et l'Association des taxis des régions, qui dit représenter 75 % des titulaires de permis, auraient entamé des pourparlers au cours des trois dernières semaines.

Guy Chevrette, qui a agi comme négociateur dans le dossier jusqu'en 2016, a même été aperçu la semaine dernière à l'Assemblée nationale.

Québec sous pression

Le gouvernement Legault est devant un choix, estime le député libéral Gaétan Barrette. Ou bien ils font une loi spéciale parce qu’Uber tombe illégal à partir de lundi prochain, ou bien il y a un bâillon, ou bien il n’y a pas d’Uber à partir de lundi.

La pression est sur les épaules du ministre des Transports.

Gaétan Barrette, porte-parole libéral en matière de transports

Le Parti québécois souhaite que le dossier soit fermé cette semaine.

On est prêt à collaborer pourvu que le gouvernement mette de l’eau dans son vin et accepte un certain nombre de bonifications majeures.

Joël Arseneau, porte-parole du Parti québécois en matière de transports

En parallèle, des discussions sont en cours entre le gouvernement et les représentants des partis d'opposition pour accélérer l'adoption du projet de loi 17 sur la modernisation de l'industrie.

L'étude de la pièce législative, qui contient 275 articles, piétine depuis plusieurs semaines, mais l'opposition pourrait accepter d'accélérer la cadence si une entente intervenait entre le gouvernement et l'industrie.

Une séance de travaux parlementaires, vendredi dernier, a été ajournée afin de permettre aux partis de discuter informellement.

La pression est forte alors que le projet pilote permettant aux entreprises comme Uber d'exercer leurs activités au Québec arrive à échéance. L'expérience prend fin le 14 octobre et ne peut pas être renouvelée en vertu de la loi actuellement en vigueur.

Des discussions ont notamment eu lieu sur la possibilité de prolonger la période de temps durant laquelle une redevance sera prélevée sur les courses, de façon à bonifier la compensation totale versée aux détenteurs de permis, mais cette piste aurait été écartée.

Jusqu'ici, Québec a offert 814 millions en compensation aux propriétaires de permis de taxi, mais l'industrie réclame plutôt 1,3 milliard.

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