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On continuera à entendre « bonjour-hi » dans les commerces

La rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal

La rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Québec renonce à interdire l’utilisation du « bonjour-hi » dans les commerces, a indiqué le Bureau du premier ministre François Legault lundi matin.

Le gouvernement revient ainsi sur une déclaration du ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette, qui disait vendredi que le gouvernement songeait à interdire cette formule pour faire en sorte que le français soit la seule langue d'accueil dans les services publics, mais aussi dans les commerces.

Québec songe toujours à interdire cette façon de faire dans les organismes gouvernementaux.

Dans les commerces, on s’en tiendrait cependant à des mesures de sensibilisation pour faire cesser la pratique.

« Une chose est sûre, c’est que le gouvernement du Québec va mettre en place des incitatifs pour que les gens soient accueillis en français dans les commerces, parce que le français c’est la langue qui est parlée au Québec. Mais je n’ai pas l’intention de légiférer sur la question unique du bonjour-hi », a précisé le ministre Jolin-Barrette en point de presse.

Il est cependant resté vague sur les solutions envisagées. « Plusieurs mesures peuvent être mises de l’avant. L’Office québécois de la langue française fait un très bon travail avec les entreprises », a-t-il affirmé.

En faisant sa proposition il y a trois jours, le ministre Jolin-Barette disait vouloir donner suite aux deux motions adoptées unanimement à l'Assemblée nationale et qui invitaient les commerçants à cesser d’utiliser le « bonjour-hi ».

Lundi, il a fait part de sa propre opinion sur la question.

« Le caractère distinctif du Québec, le fait qu’on soit la seule nation en Amérique du Nord à parler français, que ce soit notre seule langue commune, je pense que c’est une spécificité que l’on doit encourager et que l’on doit préserver », a souligné le ministre.

« Vous savez quand les touristes viennent à Montréal, au Québec, ils sont heureux de se faire accueillir par le mot bonjour, qui est un mot qui est reconnu internationalement partout dans le monde. Et le visage français du Québec c’est ça qui fait une de nos richesses », a-t-il poursuivi.

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