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Des chercheurs misent sur un « cheval de Troie » pour vaincre la sclérose en plaques

Image de synthèse du système nerveux et du cerveau à l'intérieur d'un corps humain.

Selon les estimations, 1 personne sur 385 est atteinte de sclérose en plaques au pays.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un groupe de chercheurs de l’Université de Regina se sont inspirés de la mythologie grecque pour tenter de combattre la sclérose en plaques. Ils tentent d’utiliser une protéine pour tromper les cellules responsables de la maladie et les détruire.

Le chercheur Josef Buttigieg, lui-même atteint de sclérose en plaques, a eu cette idée en pensant à cette histoire qu’il dit aimer particulièrement.

« Au moment où les Athéniens assiègent la ville de Troie, ceux-ci leur demandent une statue de cheval. Les Athéniens leur en offrent une, mais ce que les Troyens ne savent pas, c’est que quelques-uns de leurs ennemis sont cachés dans le cadeau qu’ils reçoivent », rappelle le chercheur.

Une protéine en cache une autre

C’est précisément cette méthode du cadeau empoisonné que les chercheurs tentent de mettre à profit pour freiner la sclérose en plaques, une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire s’attaque à la myéline, qui protège les neurones, et laisse des plaques de tissu cicatriciel.

« Le résultat de la destruction de cette couche protectrice est un court-circuit des neurones conduisant à la paralysie », explique le M. Buttigieg.

Un homme et deux femmes posent devant une affiche de l'Université de Regina.

Les chercheurs Josef Buttigieg (à gauche), Karin Rustad (au centre) et Alex Ripplinger (à droite) travaillent sur un traitement du type « cheval de Troie » contre la sclérose en plaques.

Photo : Fournie par Karin Rustad

Pour s’attaquer aux cellules qui détruisent la myéline, les chercheurs proposent d’attacher deux protéines mortelles pour les cellules du système immunitaire auxquelles on attribue la cause de la sclérose en plaques à une troisième, dont ces cellules ont besoin.

C’est comme l’histoire du cheval de Troie. On donne à ces cellules la protéine qu’elles veulent, mais sans qu’elles sachent qu’on y a attaché “une bombe”.

Josef Buttigieg, professeur associé et chercheur en neurobiologie à l’Université de Regina

Des expériences réalisées sur des souris depuis le mois d’août 2018 donnent espoir aux chercheurs.

Les souris fortement touchées par la sclérose en plaques qui ont reçu le traitement ont pu recommencer à marcher. Les chercheurs ont également constaté que les cellules qui attaquaient les tissus des patients à quatre pattes sont disparues et que ces tissus ont commencé à guérir.

« En éliminant la cause du problème, le corps a la chance de se réparer », explique Josef Buttigieg.

Les chercheurs espèrent pouvoir commencer une étude clinique bientôt.

Avec des informations de l’émission The Afternoon Edition

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