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69 jours en kayak entre l’Alaska et l’île de Vancouver

Un homme sur un kayak la tête versée vers l'arrière pour regarder la glace au-dessus de lui.

Les amis ont eu la chance de pagayer dans la glace, en Alaska, au début du voyage.

Photo : Owen Enright

Radio-Canada

Le kayakiste Owen Enright a exploré la côte ouest en compagnie de certains de ses amis. Un périple qu’il n’oubliera jamais, dit-il.

Owen Enright faisait partie d’un groupe de cinq hommes avec le projet ambitieux de voyager, en kayak, de l'Alaska jusqu’à l’île de Vancouver en naviguant le long de passages isolés.

Owen Enright, Alex Morrow, Arden Schiller, Andrew Green et Gord Kerslake
 posent bras dessus bras dessous sur une plage.

Le groupe d'amis : (de gauche à droite) Owen Enright, Alex Morrow, Arden Schiller, Andrew Green et Gord Kerslake.

Photo : Owen Enright

« Imaginez. Vous vous réveillez dans une tente. Vous êtes dégoûtant, vous transpirez, vous n’avez pas pris de douche depuis longtemps et la seule façon de se laver est de se baigner dans l’eau salée », explique-t-il.

« Puis, vous passez neuf heures dans une combinaison étanche qui est comme un sauna. Et vous faites cela jour après jour », poursuit-il en ajoutant qu’il ne regrette rien.

Trois hommes assis sur la plage autour d'un feu.

Owen Enright a grandi près de l'océan et avait comme rêve de voir la côte tout entière.

Photo : Owen Enright

L'expédition a duré 69 jours. Le groupe parcourait en moyenne une douzaine de kilomètres quotidiennement.

Un homme dans un kayak au milieu d'une étendue d'eau pose pour une photo.

Cette photo a été prise dans le détroit de Juan de Fuca alors que l'équipe traversait Loss Creek.

Photo : Owen Enright

De temps en temps, les hommes s’arrêtaient pour se ravitailler, mais la plupart du temps, ils étaient autonomes et isolés du reste du monde.

Trois plats contenant des algues, des baies et du poisson cru.

Le groupe était souvent isolé et a dû être autosuffisant pendant des semaines à la fois, assurant leurs repas en pêchant et en cueillant des baies.

Photo : Owen Enright

Exposé aux éléments et dépendant de la nature, les préoccupations environnementales d’Owen Enright, qui occupaient déjà beaucoup son esprit, sont devenues encore plus importantes.

Des kayaks sur la plage avec au loin des éclairs dans le ciel.

Le groupe a eu de la chance avec la météo, mais à eu a affronter à quelques reprises une mer houleuse et de grosses vagues. Cette photo a été prise au début du voyage, en Alaska.

Photo : Owen Enright

« Nous vivons à une époque où il y a beaucoup de conflits entre nous et la nature, avance-t-il. J’ai toujours été soucieux de l’environnement, mais j’ai maintenant une raison beaucoup plus grande de protéger notre planète. »

La queue d'une baleine hors de l'eau.

Une baleine apperçu par le groupe d'amis. Owen Enright dit que ce voyage lui a donné une appréciation de la côte et un désir de la protéger.

Photo : Owen Enright

L’homme de 28 ans a travaillé comme guide lors d’expédition en kayak et veut maintenant se tourner vers une carrière en enseignement.

« Ce projet était plus qu’un simple voyage. C’était une chance de prouver que les rêves, aussi impossibles qu’ils puissent paraître, peuvent être réalisés avec du courage et de la persévérance », souligne-t-il.

Alex Morrow et Andrew Green sont assis derrière un véhicule qui traine des kayaks.

Alex Morrow (à gauche) et Andrew Green (à droite) juste avant le début de l'aventure en juin.

Photo : Owen Enright

Owen Enright avoue qu’il était craintif avant de commencer l’aventure, mais espère qu’il pourra inspirer d’autres personnes à prendre des chances et surtout, apprécier un peu plus la côte de la Colombie-Britannique.

Le loup, au loin, se dirige vers l'eau.

Un loup solitaire apperçu sur une plage brumeuse.

Photo : Owen Enright

« Vous n’avez pas à pagayer de l’Alaska à Victoria, mais restez conscient de ce qui vous entoure et comprenez à quel point nous sommes connectés avec la nature », conclut-il.

Avec les informations de Clare Hennig

Colombie-Britannique et Yukon

Voyage