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Les salles d'isolement utilisées plus de 700 fois dans les écoles publiques d’Edmonton

Une salle d'isolement.

Une salle d'isolement dans une école en octobre 2018.

Photo : Inclusion Alberta

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouveau rapport du Conseil des écoles publiques d’Edmonton montre que des élèves ont été placés dans une salle d’isolement 716 fois entre le 3 et le 27 septembre.

Ce nombre choque la présidente-directrice générale d’un groupe de défense des droits, Inclusion Alberta, qui préconise l'interdiction de la pratique controversée

« Ce chiffre m’a certainement choquée et il devrait choquer tout le monde. »

— Une citation de  Trish Bowman, présidente-directrice générale d'Inclusion Alberta

Selon le rapport, les élèves ont choisi eux-mêmes d’aller dans une salle d’isolement 468 fois comme moyen de gérer leur comportement soit 65% du temps.

Sur les 248 autres cas, des élèves ont été placés 88 fois dans une salle d’isolement en réponse à un comportement dangereux.

Il ne s’agit pas de savoir quel pourcentage d’élèves est placé en isolement. Si c’est votre enfant ou ça vous arrive à vous, c’est un cas de trop, indique Trish Bowman.

Trish Bowman, un micro à la main.

Trish Bowman est présidente-directrice générale d'Inclusion Alberta. Elle demande au gouvernement de bannir les salles d'isolement.

Photo : Radio-Canada

Le rapport indique également que le Conseil des écoles publiques d’Edmonton a pris des mesures pour renforcer la surveillance et la formation depuis que la province a lancé un examen des salles d’isolements l’année dernière.

Cet examen a été lancé après que les parents d’un garçon autiste de Sherwood Park aient intenté un procès affirmant qu’il avait été déshabillé, enfermé dans une salle d’isolement et retrouvé dans ses propres excréments.

Moins de salles

Présentement, le conseil a un total de 137 salles d’isolement dans ses 213 écoles. Une diminution de 42 salles comparé à octobre l’an dernier.

Selon le rapport, ce nombre continuera de diminuer au fur et à mesure que le conseil passe au travers sa liste d’attente des écoles ayant demandé la fermeture d’une salle d’isolement.

« C’est un pas dans la bonne direction. J’espère que cela indique une prise de conscience accrue et un réel désir de faire mieux. »

— Une citation de  Trish Bowman, présidente-directrice générale d'Inclusion Alberta

Toujours selon le rapport, la plupart des salles d’isolement se trouvent dans des écoles qui ont des programmes spécialisés pour élèves ayant des besoins complexes ou ayant un retard de développement.

Selon les règles en place au Conseil des écoles publiques d’Edmonton, un élève peut choisir d’aller dans une salle d’isolement seulement si cette mesure fait partie des stratégies de son plan individuel de soutien comportemental, un plan créé en collaboration avec la famille de l’élève.

Une salle d'isolement dans une école.

Plusieurs partenaires du système scolaire en Alberta ont accueilli avec enthousiasme le retour des salles d’isolement.

Photo : Inclusion BC

Trish Bowman critique cette stratégie de gestion du comportement. Quand les stratégies d’apaisement sont inefficaces et qu’un élève doit être retiré de la classe, une salle sensorielle ouverte est plus appropriée qu’une salle d’isolement verrouillée, pense-t-elle.

Le rapport du Conseil des écoles publiques d’Edmonton sera discuté lors d’une réunion mardi. Le conseil a refusé de le commenter avant la rencontre.

Des normes encore à finaliser

Ce rapport arrive au moment où la province cherche à mettre au point un nouvel ensemble de normes sur l’utilisation des salles d’isolement. Celles-ci devraient être prêtes d’ici la fin du mois d’octobre.

Le gouvernement conservateur a levé l’interdiction de la pratique imposée par le précédent gouvernement néo-démocrate quelques jours avant son entrée en vigueur le 3 septembre.

La décision des conservateurs était soutenue par le Conseil des écoles publiques d’Edmonton qui jugeait que l’interdiction allait trop loin et limitait la capacité d’un enseignant à gérer en toute sécurité les situations de crise dans sa classe.

Avec les informations de Jordan Omstead

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