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Une cinquantaine de personnes réunies contre la loi 21 à Québec

Une manifestante portant le voile épingle sur son manteau rouge un macaron sur lequel les mots « Loi 21» sont biffés.

Une cinquantaine de personnes ont exprimé leur désaccord avec la loi 21, dimanche, devant le centre culturel islamique de Québec.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Turgeon

Sébastien Tanguay

Une cinquantaine de manifestants ont exprimé leur désaccord avec la loi 21 dimanche, devant le centre culturel islamique de Québec. Ils demandent aux partis fédéraux de combattre plus férocement la loi qui interdit le port de signes religieux aux représentants de l'État.

Tous les partis fédéraux - sauf le Bloc québécois - se disent contre la loi 21. Aucun n'a pris l'engagement ferme de la contester devant les tribunaux.

Pour Maëlle Warth, une des organisatrices du rassemblement, il est grand temps qu'Ottawa défende sa charte des droits et libertés.

Le Québec fait partie du Canada, et le Canada devrait s'engager plus fermement dans ce dossier.

Maëlle Warth, citoyenne de Québec
Maëlle Warth apparaît en gros plan, le visage encadré par un hijab lilas.

Maëlle Warth a vu un déchaînement de propos discriminatoires sur les réseaux sociaux depuis l'adoption de la loi 21.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Turgeon

La position mal assumée adoptée par les chefs des principaux partis fédéraux est un manque de courage, poursuit Maëlle Warth. Nous votons pour eux pour qu'ils nous représentent... Qu'ils aillent à l'encontre de ça juste parce qu'il ne veulent pas perdre leur place... C'est desservir le public.

Pour Imen Toumi, une étudiante de Québec, le gouvernement québécois n'a pas à brimer les choix personnels de ses citoyens, comme celui de porter un hijab.

Ça n'a aucun sens; c'est un bout de tissu sur la tête. Si ça apporte du bonheur à quelqu'un, pourquoi s'opposer à ça?

Imen Toumi, étudiante de Québec

Elle aussi croit que les partis fédéraux les abandonnent dans leur opposition à la loi 21.

Imen Toumi écoute un discours, la tête rasée et un foulard bleu glissé autour du cou.

Imen Toumi tenait à exprimer son mécontement même si elle a choisi de ne pas porter le hijab.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Turgeon

Je trouve ça injuste. Cette loi 21, elle est discriminatoire, dénonce Imen Toumi.

Ça n'a aucun impact sur la façon d'exécuter son travail ni sur la façon d'éduquer les enfants. Moi, les femmes les plus fortes que je connais, elles portent le voile. Ce n'est pas un signe d'oppression : c'est un choix personnel.

Les manifestants réunis dimanche affirment que la loi 21, plutôt que d'apaiser le débat sur la laïcité au Québec, a plutôt attisé les tensions. Sur les réseaux sociaux comme dans la rue, les prises de parole xénophobes se multiplient, selon Maëlle Warth.

Des gens, sous le couvert de cette loi et de l'anonymat de l'internet, se permettent de dire des choses vraiment très graves... Moi, j'ai vu des propos qui m'ont profondément choquée..., s'inquiète-t-elle.

Marie-Pier Roussel épingle un macaron sur son chandail pour afficher son opposition à la loi 21.

Marie-Pier Roussel tenait à assister au rassemblement en solidarité avec les communautés plus affectées par la loi 21.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Turgeon

Marie-Pier Roussel et Pier-Alexandre Paquet-Côté ne portent pas le voile. Ils tenaient à se réunir devant le centre culturel islamique de Québec avec les manifestants, pour offrir leur soutien à la communauté.

C'est une loi discriminatoire qui manque d'empathie envers les minorités, déplorent-ils.

Eux aussi trouvent que le fédéral devrait s'engager plus concrètement pour modifier la loi.

Nous sommes en campagne : c'est sûr que les partis fédéraux vont dire ce que les gens veulent entendre. Ils vont adopter des positions floues pour plaire à tout le monde.

Marie-Pier Roussel, citoyenne de Québec

Nous, on tenait à être là, indique Pier-Alexandre Paquet-Côté. Pour leur dire qu'ils ne sont pas tout seuls à penser que ce n'est pas correct, cette loi-là.

Des rassemblements similaires avaient lieu dans trois autres villes du Québec, dimanche, soit à Sherbrooke, à Montréal et à Gatineau.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

Québec

Politique provinciale