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Une œuvre du sculpteur Roger Langevin inaugurée à Grande-Rivière

Le sculpteur au premier plan et la sculpture en arrière-plan. Il s'agit d'une femme qui nage au-dessus d'un banc de poissons.

Le sculpteur Roger Langevin lors de la présentation de sa sculpture à Grande-Rivière

Photo : page Facebook Maison de la culture de Grande-Rivière

Brigitte Dubé

Une œuvre du sculpteur Roger Langevin a été inaugurée devant l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec, à Grande-Rivière. Intitulée La Rivière, elle symbolise le fort lien qui existe entre l’eau et les habitants de la municipalité. Plusieurs d’entre eux pêchent ou travaillent à l’usine de transformation du poisson.

Les œuvres de ce sculpteur de renommée internationale se retrouvent au Québec, mais aussi en Égypte et au Mexique, notamment. Dans l’Est-du-Québec, plusieurs de ses sculptures dites monumentales ont été érigées à Rimouski, mais aussi à Gaspé (La grande plongeuse), aux îles de la Madeleine (le Monument aux pêcheurs) et à Matane (Le Cerf-volant).

La sculpture avant son installation. Elle ne tient que par un coude et un talon.

La sculpture avant son installation. Elle ne tient que par un coude et un talon.

Photo : collaboration Mario Bélanger

Originaire de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean, Roger Langevin habite à Rimouski depuis 1994.

Avant d’en arriver à travailler pour la Municipalité de Grande-Rivière, le sculpteur est passé par Chandler. C’est une amie qui avait placé une de mes sculptures intitulée L’Esseulée à Chandler, au bord de la mer, raconte-t-il.

La foule écoute les explications de Roger Langevin.

La sculpture monumentale a été installée de façon à être bien visible.

Photo : page Facebook Maison de la culture de Grande-Rivière

Elle m’a mis en contact avec le maire de Grande-Rivière, Gino Cyr, et le directeur général, Kent Moreau. Il était clair que la sculpture se ferait sur le thème de l’eau parce qu’il y a une usine de transformation du poisson. C’est là que j’ai imaginé une femme qui nage sur le dos en se tournant la tête de côté pour voir passer un banc de poissons sous elle.

C’est la pièce la plus compliquée que j’ai eu à réaliser jusqu’ici. Elle tient dans l’espace par seulement deux points d’appui, un talon et un coude. Elle est elle-même la rivière.

Roger Langevin, sculpteur

On vient au monde, on quitte l’eau à l’intérieur de sa mère. Pour moi, il n’y a pas d’être plus près de l’eau que la femme, ajoute le sculpteur.

Le visage de la nageuse ne gros plan.

Détail de la sculpture

Photo : collaboration Mario Bélanger

Le banc de 23 poissons qui se faufilent entre les roches a compliqué la tâche de l’artiste. Il fallait que ce soit extrêmement solide, souligne-t-il, que ce soit structuré pour que les poissons se maintiennent. Même si des enfants montent dans la sculpture, ils seront solides et inamovibles.

À propos des enfants, M. Langevin bifurque pour dire que l’attitude face aux œuvres d’art a beaucoup évolué avec le temps.

Avant, on ne touchait même pas aux sculptures, c'était comme ça. Aujourd’hui, les enfants considèrent les miennes un peu comme des jeux. Alors ils grimpent dessus. Les sculpteurs doivent tenir compte de ça.

Roger Langevin, sculpteur
La sculpture « Les trois patineuses » de Roger Langevin au parc Beauséjour de Rimouski.

La sculpture « Les trois patineuses » de Roger Langevin au parc Beauséjour de Rimouski

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Des œuvres abordables grâce à la « résilice »

Roger Langevin explique que le matériau qu’il utilise lui permet de réaliser des œuvres à prix abordables, comparativement au bronze ou à la pierre. Il s’agit d’une substance très résistante qui allie la résine et la silice.

J’appelle ça de la résilice, précise-t-il. Elle a été inventée par un chimiste et designer d’origine belge du nom de Jacques Bodart. C’est incroyable comment cet homme-là a pu me permettre de réaliser des œuvres de grande dimension extrêmement résistantes!

Ce matériau permet de rendre cette forme d’art accessible. Selon M. Langevin, une sculpture monumentale du même type, mais réalisée en bronze, coûterait au moins 20 fois plus cher.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Sculpture