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La décision de Cape Bald Packers déçoit la communauté de Richibucto-Village 

Mélanie Doucet sur le bord de la mer.

Mélanie Doucet s'est trouvé un emploi dans une usine d'huîtres à quelques pas de son ancien lieu de travail.

Photo : Radio-Canada / Francis Pilon

Radio-Canada

L'entreprise Cape Bald Packers a fermé sa porte à la reconstruction d'une usine ravagée par les flammes à Richibucto-Village au Nouveau-Brunswick. Le maire d'une municipalité voisine se dit déçu et craint maintenant de subir des pertes dans sa communauté.

« L'impact de ça, c'est qu'au lieu de faire le plein à Richibucto ou d'acheter à Richibucto, est-ce qu'ils vont faire le plein ailleurs? Est-ce qu'ils vont aller acheter ailleurs? », s'interroge le maire de cette municipalité, Roger Doiron.

« Parce que la décision de la compagnie de ne pas reconstruire, ça va certainement avoir un effet sur les commerces d'ici », ajoute-t-il.

Le maire de Richibucto, Roger Doiron.

Le maire de Richibucto, Roger Doiron

Photo : Radio-Canada / Francis Pilon

L'entreprise Cape Bald Packers a annoncé mercredi qu'elle reconstruira son usine de Cap-Pelé détruite par un incendie au début de l'année. Celle de Richibucto-Village, qui a subi le même sort quelques semaines plus tôt, ne sera toutefois pas reconstruite.

« Et après avoir évalué toute une foule de facteurs, on a décidé de procéder à la construction de l'usine ici. Et malheureusement, à contrecœur, de ne pas reconstruire celle de Richibuctou-Village », indique pour sa part Nathanael Richard, gestionnaire des affaires corporatives chez Cape Bald Packers.

Nathanael Richard sur un chantier de construction.

Nathanael Richard souligne que Cape Bald Packers avait l'intention de rebâtir l'usine, mais que les plans ont changé au cours des derniers mois.

Photo : Radio-Canada / Francis Pilon

Mélanie Doucet, une ancienne employée de l'usine Richibucto-Village, affirme avoir été sous le choc lorsqu'elle a appris pour l'incendie.

« J'ai quelques amis avec qui je travaillais là-bas et que je ne vois plus trop souvent. Tu te fais à ça. Le monde, tu les vois chaque jour, puis tout d'un coup, tu ne les vois plus. C'est triste », mentionne Mme Doucet.

La jeune femme est une exception parmi ces 150 anciens collègues qui ont perdu leur emploi. Après l'incendie, la plupart ont trouvé du travail hors du village, mais Mme Doucet a eu la chance de se faire une place dans une usine d'huîtres à quelques pas de son ancien lieu de travail.

Mélanie Doucet.

Mélanie Doucet, ancienne employée de l'usine de Richibucto-Village.

Photo : Radio-Canada

« Quand j'ai su que ça avait brûlé, c'était pas mal décourageant... C'était récent, tu sais. Fallait qu'on aille voir pour de l'ouvrage [ailleurs] », rapporte la travailleuse.

Un réel défi pour cette petite communauté qui essaie déjà de se relever de plusieurs événements au cours des dernières années.

« Ils ont perdu leur caisse populaire il y a quelques années passées. Ils ont perdu la coopérative. C'est triste parce que si les gens ne demeurent pas dans la communauté. C'est une communauté qui risque de perdre encore d'autres commerces », souligne le maire de Richibucto, Roger Doiron.

Selon un reportage de Francis Pilon

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