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Inscriptions en hausse dans les écoles francophones de l’Alberta

Des élèves lèvent la main dans une salle de classe.

Les inscriptions sont en hausse dans les écoles francophones de l'Alberta.

Photo : iStock

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les inscriptions dans les écoles francophones de l'Alberta continuent d’augmenter, selon les chiffres officiels des conseils scolaires francophones pour 2019-2020. Une tendance qui se maintient depuis quelques années.

Le conseil scolaire Centre-Nord à Edmonton connaît la plus grande croissance, avec 3670 élèves, soit une hausse de 5,5 % de ses inscriptions par rapport à l’année dernière.

Cette année, les écoles Claudette-et-Denis-Tardif, La Mission, Michaëlle-Jean et Saint-Vital observent une augmentation de 13 % de leurs effectifs, selon les informations fournies par le conseil scolaire.

L’École des Fondateurs à Camrose passe cependant de 38 à 20 élèves.

À Calgary, le conseil scolaire Francosud, observe quant à lui une hausse de 3 % de ses inscriptions par rapport à l’année dernière, avec 3520 élèves.

L'École du Nouveau Monde est celle qui affiche la plus grande augmentation de la région avec 46 nouveaux élèves, d'après les informations du conseil scolaire.

Pour nous c’est très, très, très satisfaisant, lance d’emblée Erwan Goasdoué, président du conseil scolaire Francosud.

De son côté, le conseil scolaire du Nord-Ouest affiche une augmentation de 2,3 % avec un total de 430 élèves.

Finalement, le conseil scolaire Centre-Est observe une hausse de 1,6 %, avec un total de 800 élèves.

Pour sa directrice générale Dolorèse Nolette, le résultat est satisfaisant étant donné la situation économique de la région.

Ici un des grands moteurs économiques c’est l’industrie pétrolière. En ce moment il y a un creux dans l’économie de l’industrie pétrolière alors on voit moins de gens qui déménagent ici dans la région pour y travailler et on voit même des gens qui partent pour aller faire leur vie ailleurs, explique-t-elle.

Des écoles de plus en plus reconnues

Plusieurs facteurs expliquent l’augmentation des inscriptions dans les écoles de la province.

Selon Gillian Anderson, présidente de la Fédération des parents francophones de l'Alberta, la bonne réputation des écoles francophones convainc de plus en plus de parents d’opter pour l’éducation en français.

La plupart des parents, ce n’est pas qu’ils s’inquiètent des normes de la province, mais ils veulent toujours que leurs enfants soient dans la meilleure école possible et c’est évident que nos écoles francophones atteignent ce but-là, affirme également Gillian Anderson, présidente de la Fédération des parents francophones de l'Alberta.

Même son de cloche du côté d’Erwan Goasdoué, qui affirme que la diversité des services offerts dans les écoles francophones séduit de plus en plus les familles francophones.

Quand on rajoute une très bonne programmation à côté avec de la pédagogie culturelle, beaucoup de construction identitaire, des cours à option, je pense que les parents et les ayants droit s’y retrouvent dans leurs attentes et inscrivent leurs élèves de plus en plus.

Selon Dolorèse Nolette, les plus petites écoles comme celles du conseil scolaire Centre-Est, où 800  élèves sont répartis dans cinq écoles, ont cependant de la difficulté à rivaliser avec les écoles anglophones de la région qui sont plus grandes.

Bien que les écoles de la région comptent de nombreux enfants en bas âge, elles ont du mal à retenir les élèves plus âgés qui décident souvent d’opter pour d’autres types d’établissements.

On a des enfants, des élèves en bas âge, mais au fur et à mesure que ces élèves progressent ils s’inscrivent ailleurs dans les milieux, déplore Dolorèse Nolette.

Les écoles anglophones, les écoles d’immersion. Il y a des écoles à vocation particulière, des académies sportives. Il y a différents types d’établissements qui attirent nos élèves. (...) Alors on veut étudier ça, on veut mieux comprendre ce qu’on peut faire différemment pour fidéliser nos élèves, ajoute-t-elle.

Globalement, les inscriptions dans les écoles francophones de la province sont à la hausse depuis les cinq dernières années.

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