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Des écologistes pressent Québec de se retirer du projet Galt

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Le porte-parole d'Environnement vert plus (EVP), Pascal Bergeron

Le porte-parole d'Environnement vert plus (EVP), Pascal Bergeron

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le groupe Environnement Vert Plus demande au gouvernement de François Legault de retirer ses derniers investissements dans le gisement pétrolier et gazier Galt en Gaspésie.

Ressources Québec, une filiale d'Investissement Québec, détient actuellement 8 400 000 $ dans le gisement Galt, situé près de Gaspé.

Ressources Québec est également copropriétaire du site d'exploration avec deux autres actionnaires, dont Ressources Utica, qui a récemment acheté les actifs québécois de l'entreprise Cuda Pétrole et Gaz.

En juillet dernier, lorsque la société albertaine Cuda Pétrole et Gaz a vendu tous ses actifs québécois, Investissement Québec s'est retrouvée dans une situation particulière, puisque son mandat est de soutenir des entreprises actives dans la province.

Or, si la société d'État vendait maintenant ses actions de Cuda Pétrole et Gaz, elle perdrait 9,5 millions de dollars en raison de la chute de la valeur des actions au fil des années.

Le site Galt est situé en territoire non organisé dans la MRC Côte-de-Gaspé.

Le site Galt est situé en territoire non organisé dans la MRC Côte-de-Gaspé.

Photo : Radio-Canada

Pour le porte-parole d'Environnement Vert Plus, Pascal Bergeron, il est inacceptable que Québec perde encore des sommes importantes dans ce projet.

Sur un investissement initial de 10 millions, on se retrouve à une valeur d'actions de 500 000 $ environ, déplore-t-il.

Si c'est vrai qu'il y a de l'argent à faire pour Ressources Utica, qu'ils le déboursent eux autres, mais que ce ne soit pas de l'argent public.

Pascal Bergeron, porte-parole d'Environnement Vert Plus

Il n'y a pas de valeur à faire avec cette industrie-là en Gaspésie, retirons les billes tout de suite, retirons la valeur résiduelle du 8,4 millions, presse M. Bergeron.

La ministre responsable de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Marie-Eve Proulx, ne se dit toutefois pas inquiète.

On ne peut pas parler de perte en étant actionnaire. C'est un investissement, on ne fait pas de profits automatiquement, affirme-t-elle.

Gros plan du visage de Marie-Eve Proulx.

La ministre Marie-Eve Proulx ne s'inquiète pas de la chute des actions détenues par Investissement Québec.

Photo : Radio-Canada

Mme Proulx estime que tant que Ressources Utica respecte le processus d'évaluation environnementale imposé par Québec, le gouvernement n'a aucune raison de se retirer du projet.

La barre est haute pour les entreprises. Ceux qui vont dans cette voie ont des normes à respecter très strictes, donc on croit que si le promoteur continue d'aller de l'avant, c'est qu'il a des raisons de le faire.

Marie-Eve Proulx, ministre responsable de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

En ce moment, l'idée c'est un investissement à plus long terme via les actions. On ne veut pas aller dans la perte, donc on poursuit dans le temps et le promoteur continue sa démarche en vue de se conformer donc nous on croit que l'investissement est bon, ajoute la ministre.

Par courriel, Investissement Québec refuse de dire si elle compte vendre ses actions de Cuda Pétrole et Gaz, mais rappelle que tant qu'elles ne sont pas vendues, il ne s'agit pas d'une perte.

D'après les informations de Martin Toulgoat

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