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Un homme tétraplégique réussit à marcher grâce à un exosquelette contrôlé par son cerveau

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Un homme tétraplégique a réussi à marcher grâce à un exosquelette contrôlé par son cerveau, une première dans le domaine de la haute technologie médicale.

Photo : Reuters / Fonds de dotation Clinatec/La Branche

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un homme paralysé du niveau des épaules jusqu'au bas du corps a réussi à marcher à l'aide d'un système robotisé novateur doté de quatre membres – un exosquelette – commandé et contrôlé par des signaux provenant de son cerveau.

Grâce à un harnais fixé au plafond, pour l'équilibre, le patient tétraplégique âgé de 28 ans a utilisé un système de capteurs implantés près de son cerveau pour envoyer des messages à chacun de ses quatre membres paralysés, à la suite d'essais qui ont duré deux ans.

Les résultats, publiés jeudi dans le journal scientifique The Lancet Neurology (Nouvelle fenêtre), rapprochent les médecins du jour où on sera en mesure d'aider les personnes paralysées à contrôler des ordinateurs simplement à partir des signaux de leur cerveau, selon les spécialistes qui ont conduit les travaux.

Pour l'instant, l'exosquelette est un prototype utilisé à des fins expérimentales seulement, encore loin d'une application clinique, précise-t-on.

[C'est] le premier système cerveau-ordinateur sans fil, semi-invasif, conçu pour activer chacun des quatre membres, affirme Alim-Louis Benabid, neurochirurgien et professeur à l'Université de Grenoble, en France, qui a codirigé les essais.

Il explique que les technologies antérieures utilisaient des capteurs plus invasifs, implantés directement dans le cerveau, où ils étaient plus dangereux pour la patientèle et moins fiables. Les versions précédentes devaient également être connectées physiquement, et étaient limitées à créer des mouvements dans un membre à la fois seulement.

Dans cet essai, deux dispositifs d'enregistrement ont été implantés des deux côtés de la tête du patient, entre le cerveau et la peau, couvrant ainsi la région du cortex sensorimoteur qui contrôle les sensations et les fonctions motrices.

Chaque enregistreur contient 64 électrodes qui collectent les signaux du cerveau avant de les transmettre à un algorithme de décodage. Le système traduit ensuite les signaux en mouvements.

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Les capteurs implantés dans la tête du patient, entre le cerveau et la peau, sont composés de 64 électrodes chacun.

Photo : Reuters / Fonds de dotation Clinatec/La Branche

Sur une période de 24 mois, le patient a effectué diverses tâches mentales afin d'entraîner l'algorithme à comprendre ses pensées et à augmenter progressivement le nombre de mouvements qu'il pouvait reproduire.

Commentant les résultats, Tom Shakespeare, professeur à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, affirme que l'expérience constitue une avancée bienvenue et excitante, tout en ajoutant que la démonstration de faisabilité demeure loin de la possibilité d'un usage clinique.

Le danger de l'engouement existe bel et bien dans ce domaine. Même si l'invention devenait applicable, les contraintes financières signifient que ces options de haute technologie ne seront jamais disponibles pour la plupart des personnes ayant subi une lésion de la moelle épinière.

Avec les informations de CBC

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