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Des pirates iraniens ont ciblé une personne candidate à la présidence américaine

Le drapeau iranien.

La campagne de piratage a ciblé des centaines d'individus, selon Microsoft.

Photo : Reuters / Lisi Niesner

Radio-Canada

Microsoft a révélé vendredi qu’un groupe de pirates lié au gouvernement iranien a pris pour cible la campagne d'un candidat ou d'une candidate à la présidence américaine. L’entreprise n’a pas nommé la campagne visée par souci de sécurité. 

D'autres personnalités politiques américaines, des journalistes des États-Unis et des expatriées et expatriés iraniens résidant aux États-Unis ont aussi été la cible de ces cyberattaques.

Le groupe a effectué plus de 2700 tentatives d’attaque sur 241 comptes. Seules quatre de celles-ci ont été réussies, et les pirates se seraient notamment servis de leur accès à ces comptes pour réinitialiser des mots de passe des personnes visées. Les victimes, qui ne faisaient pas partie de la classe politique, ont été avisées.

Le groupe derrière les attaques, que Microsoft appelle Phosphorus, a mené cette campagne de piratage sur une période de 30 jours lors des mois d'août et de septembre.

Il est important que nous – les gouvernements et le secteur public – fassions preuve de plus de transparence au sujet des attaques par les États-nations et des efforts de perturbation de notre processus démocratique, a imploré le vice-président de la sécurité corporative de Microsoft, Tom Burt, dans le billet de blogue qui a d’abord rapporté la nouvelle. 

Selon lui, ces attaques n’étaient pas sophistiquées sur le plan technique, mais la quantité d’informations personnelles requises pour les mener à bien démontrait que Phosphorus était prêt à investir beaucoup de temps et de ressources dans la collecte de renseignements

Les pirates iraniens multiplient les tentatives d’interférence dans la politique américaine depuis quelques mois. En mars, Twitter a désactivé 7000 comptes en provenance de l’Iran qui tentaient d’influencer la discussion sur le réseau social. 

Des équipes de recherche indépendantes du Congrès américain avaient d’ailleurs identifié l’Iran comme l’un des pays les plus susceptibles d’intervenir dans la prochaine élection américaine. L’Arabie saoudite, Israël, la Chine, les Émirats arabes unis et le Venezuela figurent aussi dans cette liste.

Avec les informations de The Washington Post, et The New York Times

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