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  • Archives
  • Margaret Atwood, la messagère optimiste

    Margaret Atwood, souriante, posant devant un monument.

    Margaret Atwood a fait de la reconnaissance de la littérature canadienne-anglaise son cheval de bataille.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le roman Les testaments de Margaret Atwood, suite fort attendue de La servante écarlate, sort le 11 octobre au Québec dans sa traduction française. Une occasion de revenir en archives sur le rayonnement de l’œuvre de l’auteure canadienne-anglaise chez nous comme à l’international.

    Jusqu'au début des années 1980, Margaret Atwood était surtout connue au Canada anglais, puis un peu aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

    La traduction en français en 1981 du roman Life Before Man, publié originalement en 1979, lui vaut une invitation à l'émission Femme d'aujourd'hui.

    Femme d'aujourd'hui, 31 mai 1982

    Margaret Atwood est un écrivain engagé dans la lutte pour la survie du bonheur de l'être humain dans notre société moderne. Elle dénonce le conditionnement social et s'inquiète du désespoir, du vide, de l'absurdité, du mal de vivre issu de notre époque.

    L'animatrice Rachel Verdon

    C’est ainsi que l’animatrice Rachel Verdon introduit l’auteure canadienne à l’émission Femme d’aujourd’hui du 31 mai 1982.

    Dans cette entrevue en français, l'écrivaine parle de La vie avant l'homme, un roman sombre qui met en scène trois personnages qui, à mi-chemin de leur vie, doivent faire face à des choix.

    Contrairement à ce qu’elle écrit, Margaret Atwood se décrit comme une femme comblée.

    Je suis optimiste. La réalité est plus sombre que mes livres!

    Margaret Atwood

    Margaret Atwood revient sur son enfance heureuse, en compagnie de son père entomologiste dans les forêts du nord du Québec et de l’Ontario. « De lui, j’ai un amour pour toute espèce de vie, l’homme inclus », raconte-t-elle sourire en coin.

    La romancière ne cache pas qu’à travers son écriture, elle souhaite offrir un regard critique sur une société qui part à la dérive.

    Ils [les citadins] sont prisonniers de la culture populaire, de l'image dans les magazines, dans la télévision. C'est une vie de modes, des modes de vêtements, mais aussi des modes de pensées.

    Margaret Atwood

    « Je n'ai pas les solutions, le problème est trop grand pour moi », conclut Margaret Atwood en 1982. « Je suis romancier, et pas idéologiste ».

    Margaret Atwood entre à l'école française

    À l’automne 1998, Margaret Atwood reçoit toute une reconnaissance de la francophonie.

    Son livre La servante écarlate est désormais inscrit au programme d’études universitaires en France.

    Le Téléjournal/Le Point, 20 novembre 1998

    Pour le Téléjournal du 20 novembre 1998, la correspondante Céline Galipeau la suit dans Paris à travers sa tournée des universités et des librairies.

    « C’est vraiment le seul livre au programme qu’on lit avec plaisir », affirme un candidat à l’agrégation d’anglais.

    L’écrivaine canadienne était jusque-là peu connue en France. Que son roman de science-fiction dystopique soit désormais étudié aux côtés des œuvres de Shakespeare représente pour elle une consécration.

    C’était une grande surprise. Parce que normalement, on a des livres un peu plus âgés que le mien!

    Margaret Atwood

    L’œuvre primée de Margaret Atwood

    Au cours de sa carrière, Margaret Atwood a reçu de nombreux prix et distinctions au Canada comme à l’étranger.

    Le 25 avril 2007, l’écrivaine recevait le Grand Prix littéraire international Metropolis bleu pour son apport à la littérature contemporaine.

    Le National, 25 avril 2007

    Au bulletin de nouvelles Le National, la journaliste Lise Villeneuve revient à cette occasion sur l’œuvre de Margaret Atwood, célébrée dans le monde entier et traduite dans une quarantaine de langues.

    La journaliste souligne que « la plus connue des auteures canadiennes-anglaises » a fait de la reconnaissance de cette littérature nationale son cheval de bataille.

    Et qu’en est-il de l’exercice d’écriture avec tout ce bagage? « C’est juste exactement la même chose. Au commencement, c’est la même terreur », confie Margaret Atwood.

    L'écrivaine a remporté son deuxième prix Booker pour son roman Les testaments. Elle l’avait gagné une première fois en 2000 pour son roman Le tueur aveugle.

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