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« J'ai toujours été pro-choix » : Trudeau revient sur d'anciens propos sur l'avortement

Justin Trudeau répond aux questions des journalistes dans un restaurant de Québec.

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a participé à un événement de campagne dans un restaurant de Québec.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Valérie Boisclair

Le chef libéral Justin Trudeau a déclaré vendredi qu'il n’est « plus opposé d’aucune façon à l’avortement », revenant ainsi sur des propos tenus en 2011 lorsqu'il se disait personnellement contre cette pratique, mais en faveur du droit des femmes de choisir.

Après avoir talonné le chef conservateur Andrew Scheer à ce sujet lors du premier débat officiel des chefs en français, Justin Trudeau a dû à son tour expliquer sa position sur l’avortement.

Le chef libéral affirme qu’il a « toujours été sans équivoque ». Il se dit pro-choix et en faveur du libre choix des femmes. Lors d'une entrevue accordée à La Presse canadienne en 2011, il s'était toutefois dit personnellement opposé à l'avortement, mais en faveur du droit des femmes de choisir d'interrompre une grossesse.

Alors député libéral, Justin Trudeau réagissait ainsi à un commentaire du secrétaire parlementaire du premier ministre Stephen Harper, Dean Del Mastro, qui avait mis en doute sa foi après qu'il eut donné une conférence dans une école catholique de Peterborough, en Ontario.

Sur Facebook, M. Del Mastro avait suggéré que l’école invite à l’avenir « quelqu’un qui est catholique, comme Jason Kenney » – à l’époque ministre conservateur de la Citoyenneté et de l’Immigration. En réponse à cette critique, Justin Trudeau avait rétorqué que la foi était « une partie extrêmement importante » de ce qu’il était, avant de faire part de ses positions personnelles sur la question de l'avortement.

Questionné sur cette déclaration vendredi, lors d'un événement de campagne dans un restaurant de Québec, Justin Trudeau a répondu que ses « pensées avaient évolué ». Dans un contexte où je parlais de ma foi personnelle, j’ai dit quelque chose à laquelle je ne crois plus aujourd’hui, a-t-il déclaré.

Même en 2011, je disais la vérité : que j’étais absolument pro-choix. Mais au fil des années, depuis, je me suis rendu compte qu’il y avait un élément d’incohérence d’être, en tant qu’homme, opposé à l’avortement, mais en faveur du choix d’une femme, a-t-il expliqué.

Le chef libéral a cité pour preuve le fait qu’il n’accueille aucun candidat qui « n’est pas prêt à défendre pleinement le droit des femmes » au sein de son parti.

Je ne sens plus que je peux ou que je dois dire que je suis contre l’avortement. Ce n’est pas à moi, en tant qu’homme, de dire ça.

Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada
Notre dossier Élections Canada 2019

Le sujet de l’avortement a été remis à l’ordre du jour à plus d’une reprise, avant même le début de la campagne électorale. Tandis que la chef du Parti vert Elizabeth May a dû expliquer les propos anti-avortement tenus par deux de ses candidats par le passé, son vis-à-vis du Parti conservateur, Andrew Scheer, a été accusé d’entretenir la confusion autour de sa position sur ce sujet.

Après avoir été pressé de clarifier ses intentions par les autres chefs fédéraux le chef conservateur a rectifié le tir jeudi en se déclarant « personnellement pro-vie » et en affirmant qu'il ne comptait pas rouvrir le débat s'il était élu premier ministre.

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