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Les femmes doivent « apprendre à connaître leurs seins », dit une survivante du cancer

L'hôtel de ville de Sherbrooke illuminé en rose.

L’hôtel de ville de Sherbrooke et une dizaine d’autres bâtiments du centre-ville sont illuminés en rose pour souligner les 25 ans de la Fondation du cancer du sein du Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si le dépistage systématique du cancer du sein s'amorce à 50 ans au Québec, la survivante Suzie Grondin encourage toutes les femmes à s'examiner elles-mêmes bien avant cet âge.

La Sherbrookoise a décelé une masse dans un de ses seins alors qu'elle était âgée de 49 ans. Un mois plus tard, celle-ci avait déjà augmenté de volume.

Si j'avais attendu, probablement que j'en aurais eu partout dans mon corps, mentionne Mme Grondin, qui a opté pour une mastectomie totale et qui a reçu des traitements de radiothérapie.

Les traitements auraient été beaucoup plus agressifs, avec beaucoup plus de séquelles. Quand on parle de chimiothérapie, je n'en ai pas eu, par chance. Il y aurait eu des douleurs articulaires, des douleurs osseuses, une perte de cheveux, explique-t-elle.

Suzie Grondin

Suzie Grondin

Photo : Radio-Canada

Suzie Grondin partageait son expérience avec une trentaine de personnes qui étaient rassemblées devant l'hôtel de ville de Sherbrooke jeudi soir pour souligner les 25 ans de la Fondation du cancer du sein du Québec. Pour l'occasion, l'hôtel de ville et une dizaine d'édifices du centre-ville ont été illuminés en rose et le demeureront jusqu'à lundi.

Il faut que les femmes apprennent à connaître leurs seins, soutient Mme Grondin, qui était déjà sensibilisée à l'importance du geste en raison de son emploi en imagerie médicale.

Aujourd'hui âgée de 52 ans, la survivante du cancer est sur la voie de la guérison en grande partie parce qu'elle consacrait quelques minutes par mois à s'examiner.

Je ne suis pas encore en rémission, parce qu'une rémission, c'est après cinq ans, mais le temps continu et ça va bien pour le moment, affirme-t-elle en souriant.

Si les survivantes sont de plus en plus nombreuses, c'est en grande partie grâce à la recherche, note la Fondation.

Depuis les 25 dernières années, le taux de survie a augmenté de 88 % chez les femmes atteintes. C'est pour ça qu'on est si fière de ce qu'on a fait depuis 25 ans. [...] Et on veut continuer à faire en sorte d'éradiquer le cancer du sein par différents moyens, souligne l'agente de développement de la Fondation du cancer du sein en Estrie, Annie Bélanger.

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