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Employé exposé aux moisissures : la CNESST rejette l'appel de la Société des traversiers

Le navire F.-A.-Gauthier est près d'une rampe d'embarquement dans un port.

Des moisissures ont été trouvées sur le navire F.-A.-Gauthier, qui fait la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, mais qui est en cale sèche depuis plusieurs mois.

Photo : ICI Radio-Canada

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) confirme, une fois de plus, que le travailleur Marc Bérubé a contracté une maladie professionnelle à bord du F.-A.-Gauthier en raison de la présence de moisissures.

La Société des traversiers du Québec avait demandé à la CNESST une révision de sa première décision rendue le 23 mai dernier.

Dans sa réponse, datée du 27 septembre, l'organisme explique que celle-ci est liée à l'avis du Comité des maladies professionnelles de Québec.

Ce comité formé de trois pneumologues de l'Hôpital Laval concluait qu'il est plausible que le travailleur ait développé un asthme d'origine professionnelle en raison de la présence de moisissures.

Le Comité avait aussi constaté l'absence d'antécédent respiratoire chez le travailleur.

La Commission, en révision, considère que la présomption de maladie professionnelle s'applique.

Lise Morissette, réviseure, CNESST

De plus, des documents démontrent qu'il y avait bel et bien des moisissures dans la salle des machines du traversier F.-A.-Gauthier.

C'est à cet endroit que travaillait Marc Bérubé, dont l'un des mandats consistait à nettoyer les spores.

Soulagement pour le travailleur malade

Justice a été rendue, clame Marc Bérubé. Ça me met moins sur les nerfs un peu, ils ont reconnu une fois de plus ma maladie, a-t-il ajouté.

Marc Bérubé en entrevue.

La CNESST a conclu que Marc Bérubé a maintenant de l'asthme en raison de la présence de moisissures dans son lieu de travail.

Photo : Radio-Canada

Par contre, il attend toujours des nouvelles de son employeur, car celui-ci doit lui trouver un travail à quai.

La Société des traversiers du Québec n'a pas épuisé tous ses recours puisqu'elle dispose de 45 jours pour contester la décision devant le Tribunal administratif du travail.

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