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Trois anciens élèves de l'École St. Michael's plaident coupables d'agression sexuelle

Une autopatrouille blanche, rouge et bleue devant un édifice.

Les agressions se sont produites lors d'initiations, selon la police.

Photo : La Presse canadienne / Tijana Martin

Radio-Canada

Trois anciens élèves de l'École St. Michael's, une prestigieuse institution privée à Toronto, ont plaidé la culpabilité à des accusations d'agression sexuelle avec une arme et de voies de fait armées en lien avec des séances d'initiation à l'automne 2018.

Avertissement : le contenu de cet article pourrait choquer certains internautes.

Les trois anciens élèves de l'école secondaire ne peuvent pas être identifiés en raison de leur âge et en vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants.

À l'intérieur du tribunal, les adolescents ont comparu la mine basse et l'air honteux aux côtés de leurs parents qui ont fui la presse après l'audience.

L'un des trois adolescents a aussi plaidé coupable à une accusation supplémentaire de distribution de pornographie juvénile pour avoir filmé l'une des agressions avec son cellulaire et pour avoir partagé la vidéo par la suite sur les réseaux sociaux.

Il y a eu deux victimes qui sont des membres de l'une des équipes de football de l'établissement catholique. Il s'agit de deux mineurs. L'un d'eux a été agressé deux fois, l'autre, une seule fois.

Les trois initiations, du 18 septembre, du 17 octobre et du 7 novembre 2018 ont eu lieu dans le vestiaire du prestigieux établissement après des parties de football.

Une audience de détermination de la peine doit avoir lieu le 14 novembre, si l'évaluation psychologique des trois adolescents au Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto est terminée d'ici là.

Réactions de la défense

La défense des trois jeunes refuse toutefois de révéler ce qu'elle compte demander comme peine ce jour-là.

L'avocat Jeff Mazin qui représente l'un d'entre eux affirme que le fait d'avoir accepté de plaider la culpabilité va probablement jouer en leur faveur. En plaidant coupables, ils épargnent à leurs victimes et aux témoins la douleur d'un procès, ce qui leur permettra à tous de tourner la page plus rapidement, explique-t-il.

Les avocats de deux des trois jeunes, Jeff Mazin et Rachel Lichtman.

Les avocats de deux des trois jeunes, Jeff Mazin et Rachel Lichtman.

Photo : Radio-Canada

L'avocate Rachel Lichtman, qui en représente un autre, affirme que cette histoire est bouleversante et qu'elle n'a pas été facile pour quiconque. Elle rappelle que les trois jeunes ont tous reconnu leurs torts et accepté leurs responsabilités Ils n'ont aucun casier judiciaire, ce sont de bons garçons, ils ont commis une erreur, leur cerveau à cet âge n'est pas encore tout à fait développé, souligne-t-elle.

Les deux avocats se sont en outre défendus de vouloir minimiser la gravité des accusations auxquelles leurs clients faisaient face.

La Couronne n'a pas voulu s'adresser à la presse. On ne connaît donc pas la position qu'elle adoptera lors de l'audience sur la détermination de la peine.

La police avait lancé une enquête l'automne dernier, à la suite de la diffusion dans les médias sociaux d'une vidéo montrant une agression sexuelle présumée durant l'une des trois séances d'initiation.

Sept élèves avaient été accusés à l'époque.

Quatre de ces élèves avaient été exclus par l'École, alors que les trois autres avaient quitté l'établissement de leur plein gré.

En août dernier, les accusations avaient été abandonnées contre l'un des adolescents. Deux autres cas avaient été réglés à l'amiable durant l'été, sans que les détails soient rendus publics.

Il ne reste plus qu'un seul accusé sur sept dans cette affaire. L'adolescent devra comparaître le 17 octobre prochain devant le même tribunal de la jeunesse.

La nouvelle, à l'époque, même s'il ne s'agissait encore que d'allégations, avait relancé un débat national sur la pertinence des initiations dans les écoles secondaires du pays, en particulier dans celles où les activités sportives sont privilégiées comme à St-Michael's.

Avec des renseignements fournis par Jean-Philippe Nadeau

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