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Loi 21 : Jolin-Barrette réclame des chefs fédéraux qu'ils fassent preuve de réserve

M. Jolin-Barrette à l'Assemblée nationale.

Simon Jolin-Barrette, député caquiste de Borduas, leader parlementaire du gouvernement et ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, l’Assemblée nationale, à Québec, en juin dernier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Bernard Barbeau

Le ministre québécois Simon Jolin-Barrette a invité jeudi les chefs des partis fédéraux en campagne électorale à faire preuve de réserve quand il est question de la Loi sur la laïcité de l’État.

La Loi sur la laïcité, elle a été validement adoptée par l’Assemblée nationale. La Loi sur la laïcité de l’État est là pour rester, a déclaré le ministre responsable de l'application de la Loi sur la laïcité. Elle fait partie de l’identité québécoise.

M. Jolin-Barrette en avait en particulier contre le terme « dégueulasse » que le néo-démocrate Jagmeet Singh a utilisé mercredi soir, lors d’un débat à TVA, durant lequel il a accusé le bloquiste Yves-François Blanchet de « toujours créer des chicanes ».

M. Blanchet cherchait à obtenir de ses adversaires du NPD, du PLC et du PCC l’assurance qu’ils ne contribueraient pas à la contestation de la loi sur la laïcité devant les tribunaux.

Je pense que c’est un terme tout à fait inapproprié et ça fait en sorte de ne pas prendre en considération les spécificités du Québec, a estimé le ministre de l'Immigration Jolin-Barrette jeudi matin dans les corridors de l'Assemblée nationale.

Des chefs fédéraux qui souhaitent contester une loi et qui disent que la loi, elle est "dégueulasse"... Je m’excuse, mais au Québec, l’Assemblée nationale a fait des choix, le gouvernement du Québec a fait des choix, avec la volonté de la nation québécoise, et les chefs fédéraux doivent se garder une réserve relativement à une éventuelle contestation.

Simon Jolin-Barrette, responsable de l'application de la Loi sur la laïcité de l’État

Il serait tout à fait inapproprié que le gouvernement fédéral intervienne dans un débat qui a été fait ici au Québec, à l’Assemblée nationale, par les Québécois, a-t-il fait valoir.

Vous savez, lorsqu’on est un chef de parti fédéral, on doit prendre en considération que la société québécoise, c’est une société qui est distincte, qui a des valeurs sociales distinctes – et ce sont les mots de la Cour suprême, a noté Simon Jolin-Barrette. On doit respecter les Québécois.

Et peu importe qui sera le gouvernement fédéral, il doit respecter la pleine souveraineté du Parlement du Québec, soit l’Assemblée nationale du Québec, a-t-il accentué.

C'est sous le bâillon que la Loi sur la laïcité de l’État a été adoptée, à la mi-juin. Elle interdit notamment le port de signes religieux à certains employés de l'État lorsqu'ils sont dans l'exercice de leurs fonctions, comme les policiers, les procureurs de la Couronne et les gardiens de prison, ainsi qu'aux enseignants des écoles publiques du primaire et du secondaire.

La Cour d’appel du Québec a accepté au début du mois d'août d'examiner la demande d’injonction d'un regroupement qui souhaite qu'elle soit partiellement suspendue.

À l'exception du bloquiste Yves-François Blanchet, les chefs des principaux partis fédéraux se sont tous dits opposés à la loi. Aucun n’a cependant exprimé clairement l’intention de participer à sa contestation devant les tribunaux, chacun disant vouloir respecter la juridiction de la province.

Mais, le 12 septembre, Justin Trudeau a précisé qu’il ne comptait pas le faire « pour l’instant ».

Et il a réitéré cette semaine : Nous allons déterminer si nous allons intervenir au moment approprié.

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