•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cardy propose de regrouper les premières années scolaires

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, a présenté son plan le 3 octobre.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Des élèves de cinq, six et sept ans qui apprennent ensemble dans un même environnement : voilà l’une des idées que présente le ministre Cardy dans son plan de transformation du système d’éducation, jeudi matin.

« Il y a peu d’activités dans la vie où les personnes sont regroupées selon l’âge », indique le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy.

Le ministre veut mettre cette mesure au banc d’essai pour les niveaux de la maternelle à la deuxième année dès 2020 dans les écoles qui accepteront de le faire. Si cette mesure fonctionne, il envisage également de regrouper la quatrième, la cinquième et la sixième année. Cette réforme pourrait ensuite, selon Dominic Cardy, s'étendre à toutes les années du primaire, de même qu'à celles du secondaire.

Ces niveaux scolaires seraient remplacés par ce que le ministre appelle des « environnements d'apprentissage ». Il s'agirait d'organiser l'apprentissage autour d'expériences qui incluraient des élèves de différents niveaux.

Si ça ne marche pas, on va arrêter, précise le ministre.

Cette idée s’inscrit dans un document intitulé Succès chez nous : un livre vert sur l’éducation au Nouveau-Brunswick qui présente des mesures pour transformer le système d’éducation.

L’idée de regrouper les classes soulève des questions, selon le président de l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Gérald Arseneault.

C’est quelque chose qui est intéressant et un peu déstabilisant. On est habitué à voir les niveaux à l’école. Donc, si on arrive et qu’on nous dit qu’il n’y a plus de niveaux, à quel point l’inclusion va être affectée avec ça [...]? C’est beaucoup de questionnements tout de suite et pas beaucoup de réponses, affirme Gérald Arseneault.

La brochure intitulée « Sommet sur l'éducation du Nouveau-Brunswick » et le ministre Cardy dans le fond de la salle.

Dominic Cardy a présenté son plan le 3 octobre 2019.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Parmi les mesures et les idées présentées, le ministère souhaite également :

  • former des partenariats avec des établissements postsecondaires et le secteur privé;
  • élargir le programme de baccalauréat international;
  • élargir les cours de langues des Premières Nations;
  • renforcer les relations entre les élèves des secteurs francophone et anglophone;
  • s’assurer que tous les élèves du secteur anglophone puissent mener une conversation en français après leur secondaire.

Les enseignants ont certaines réserves qu’ils veulent partager avec le ministre, ajoute M. Arseneault. Ils s’interrogent entre autres sur la mise en œuvre des changements proposés et sur l’échéancier, le financement, la formation professionnelle.

Je souhaite avoir la chance de m’asseoir avec le ministre et vraiment discuter de ce fameux livre-là, lui affirmer où on a, nous, des bémols ou des questionnements. Peut-être qu’il va avoir la chance du même coup de bien éclaircir notre lanterne, indique Gérald Arseneault.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Éducation