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Vancouver adopte de nouvelles taxes pour les services de transport comme Uber et Lyft

Plan serré d'une étiquette de la compagnie Uber sur le pare-brise d'une voiture.

Vancouver tente entre autres de limiter la congestion au centre-ville et dans les secteurs où la circulation est plus dense.

Photo : AP/Jeff Chiu

Radio-Canada

Mercredi, le conseil municipal de Vancouver a adopté de nouvelles taxes pour les services de transport comme Uber et Lift. Le conseil a donné le feu vert à un rapport qui propose d'imposer une taxe annuelle de 100 $ par voiture offrant un service de transport sur son territoire, et de 60 cents pour les déplacements qui passent au centre-ville entre 7 h et 19 h.

Le conseil municipal a approuvé l'imposition d'une taxe de 0,30 $ à chaque fois qu'un véhicule prend un client dans le centre-ville de Vancouver et 0,30 $ à chaque fois qu'il l'y dépose. Cette taxe ne s'applique pas aux véhicules adaptés et aux voitures électriques à émission zéro, qui elles ne paieraient que 0,15 $ à chaque prise en charge de passager.

Ces frais s’additionneraient aux frais annuels de 155 $ payés par l'entreprise et de 100 $ payé par chaque voiture offrant un service de transport comme Ubert et Lift. Les frais de 100 $ ne s'appliqueront pas aux véhicules adaptés pour les personnes à mobilité réduite et les véhicules à zéro émission.

Les conseillers municipaux et le maire ont entendu huit porte-parole de l’industrie des taxis, des restaurateurs, des entreprises de covoiturage ou encore des cyclistes avant d'adopter ces nouvelles taxes dont l'objectif est entre autres de limiter la circulation routière aux heures de pointe.

Parmi les interlocuteurs, certains partisans de ce type de service de transport comme le porte-parole de Ride Sharing Now, Ian Tostenson, ont exprimé la crainte de voir les Villes voisines opter pour des taxes similaires et ont proposé l’idée d’instaurer une taxe proportionnelle aux villes traversées.

Nous ferions mieux de calculer les frais par trajet pour que toutes les municipalités puissent générer des revenus plutôt que de mettre en place des frais fixes qui seraient très coûteux.

Ian Tostenson, porte-parole, Ride Sharing Now

Plusieurs utilisateurs et représentants de l'industrie, estiment quant à eux que cette taxe risque de s'ajouter à la facture des clients sans pour autant avoir d'impact sur la congestion dans le centre-ville.

La taxe de 100 $ s'appliquerait également aux taxis traditionnels remplaçant celle de 600 $ par voiture qu'ils payent en ce moment.

Les conseillers municipaux de Vancouver voulaient s’accorder sur un système de taxation le plus rapidement possible, mais après avoir longtemps débattu de la taxe annuelle de 100 $ par véhicule, ils ont plutôt adopté un amendement demandant aux fonctionnaires municipaux de réviser cette taxe dans six mois après avoir consulté les autres municipalités de la région.

L’arrivée des services de transport alternatifs approche, je pense que beaucoup de gens sont impatients et qu’il est temps pour nous de montrer comment aller de l’avant, explique le conseiller municipal de Vancouver Michael Wiebe.

Avec les informations de Benoît Ferradini

Transport en commun

Politique