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Trump sous enquête : qui sont les acteurs de l'affaire ukrainienne?

Un appel entre le président américain et son homologue ukrainien a plongé Donald Trump dans le pire scandale de sa présidence. Voici notre guide pour démêler les principaux acteurs de cette tempête politique.

Volodymyr Zelensky et Donald Trump assis devant des drapeaux de l'Ukraine et des États-Unis, en point de presse.

Peu après la publication de la retranscription de leur appel, Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont rencontrés pour la première fois en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

Sophie-Hélène Lebeuf

La plainte d'un lanceur d'alerte a semé l'émoi à Washington. Au cœur de la controverse, un entretien téléphonique avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, initié par le président Trump le 25 juillet 2019.

Le lanceur d'alerte a révélé que le président américain a notamment demandé à son homologue d’enquêter sur un adversaire politique qu’il pourrait affronter en 2020 : le meneur de la course à l’investiture démocrate, l’ancien vice-président Joe Biden.

Donald Trump a aussi demandé à son interlocuteur la faveur d’enquêter sur le rôle de l’Ukraine dans la campagne présidentielle américaine de 2016, remettant ainsi en question les conclusions des services de renseignement américain et faisant écho à des théories du complot relayées par des trolls russes et des sites d’extrême droite.

Les deux requêtes ont été confirmées par le compte rendu de l'appel publié par la Maison-Blanche le 25 septembre.

Quelques jours avant l'appel, l'administration Trump avait bloqué une aide militaire de près de 400 millions de dollars approuvée par le Congrès. L'aide a finalement été débloquée mi-septembre.

Des faits qui ont amené le lanceur d'alerte à sonner l'alarme.

Dans l'exercice de mes fonctions officielles, j'ai été informé par de nombreux responsables du gouvernement des États-Unis que le président des États-Unis utilise le pouvoir de son bureau pour solliciter l'ingérence d'un pays étranger lors des élections américaines de 2020.

Extrait de la plainte du lanceur d'alerte

Le lanceur d'alerte a également révélé que la Maison-Blanche avait enregistré les archives de la conversation dans un système crypté réservé aux informations liées à la sécurité nationale, ce que l'administration Trump a admis. Il a aussi affirmé qu'il ne s'agirait pas d'un incident isolé.

Les révélations ont ainsi réussi là où le rapport Mueller sur la Russie avait échoué : convaincre les leaders démocrates d' ouvrir une enquête pour destitution.

La Maison-Blanche refuse toute collaboration à l'enquête.

Nous vous présentons les figures de cette affaire.


Donald Trump, président des États-Unis

La main levée, le président Trump répond à la question d'un journaliste.

Interrogé sur son appel à son homologue ukrainien, le 2 octobre, le président Trump a notamment pourfendu les médias et les démocrates.

Photo : Reuters / Leah Millis

Directement visé par la plainte du lanceur d'alerte, le président a défendu un appel parfait.

L'accusant d'avoir trahi son serment de fonction, la sécurité nationale des États-Unis et l'intégrité des élections, les démocrates estiment qu'il s'est servi du gel de l'aide militaire américaine comme levier pour parvenir à ses fins personnelles.

S'il a reconnu les requêtes, Donald Trump s'est défendu d’avoir exercé toute pression sur son homologue ukrainien. Se disant victime d'une chasse aux sorcières, il a attaqué de façon virulente le faux lanceur d'alerte , comparé ses sources gouvernementales à des espions et pourfendu les sauvages démocrates ainsi que les médias corrompus, allant jusqu'à évoquer un coup d'État et agiter le spectre d'une guerre civile.

Une poignée de républicains ont trouvé les révélations « troublantes », mais le parti est très largement resté soudé derrière le président.

Le président Zelensky a dit ne pas avoir subi de pression de la part de son homologue.

Donald Trump, président des États-Unis

Le lanceur d'alerte – celui ou celle par qui tout est arrivé

Son identité demeure secrète, mais on sait que le lanceur d'alerte appartient à la communauté du renseignement. Selon le New York Times, il s'agit d'un officier de la CIA ayant un temps été affecté à la Maison-Blanche.

Sa plainte, déposée le 12 août, a failli être étouffée. Il a fallu l'intervention de l'inspecteur général de la communauté du renseignement, Michael Atkinson, qui a alerté le Comité du renseignement de la Chambre des représentants.

Sous la pression, la Maison-Blanche a déclassifié sa dénonciation le 26 septembre.

Le mystérieux lanceur d'alerte n'a pas été témoin de tous les éléments de sa plainte; il dit rendre compte aussi de faits lui ayant été relatés par une dizaine de responsables. Il pourrait témoigner à huis clos devant les comités menant l'enquête pour destitution.


Le cercle rapproché de Donald Trump

  • Rudy Giuliani, avocat personnel de Donald Trump
Rudy Giuliani, les bras croisés.

Rudy Giuliani multiplie depuis des mois les démarches auprès de l'Ukraine à la recherche d'informations dommageables aux démocrates.

Photo : Reuters / Leah Millis

Ami de longue date de Donald Trump, l'ancien maire de New York joue un rôle central dans cette affaire, agissant comme un émissaire du président en Ukraine, même s'il ne fait pas partie de l'appareil gouvernemental.

Il multiplie depuis des mois, sans s'en cacher, les démarches auprès de responsables ukrainiens, dont deux anciens procureurs ukrainiens controversés et un proche collaborateur du président Zelensky, à la recherche d'informations dommageables aux démocrates et à Joe Biden, faisant écho à des théories du complot auxquelles adhère son client.

Il accuse les Biden de corruption et soutient que l’ex-vice-président démocrate a utilisé sa fonction pour protéger les intérêts financiers de son fils.

Mais il a aussi dans son rétroviseur l’élection présidentielle de 2016 : pour le président et son avocat, la vraie collusion unit les démocrates à des responsables ukrainiens. Selon eux, l'enquête sur l'ingérence de la Russie découle de fausses informations qu'ils se sont ingéniés à mettre de l'avant.

Un ancien conseiller du président Trump en matière de sécurité intérieure, Tom Bossert, a blâmé Rudy Giuliani pour avoir martelé cette théorie complètement déboulonnée dans la tête du président Trump.

M. Giuliani a assuré en septembre 2019 sur les ondes de Fox News que ses démarches auprès de l'Ukraine se faisaient avec la bénédiction du département d’État.

Les présidents de trois comités de la Chambre des représentants l'ont sommé de leur remettre une série de documents liés à leur enquête.

  • William Barr, procureur général des États-Unis
William Barr, secrétaire à la Justice des États-Unis

Avant sa nomination, William Barr a jugé qu'un président en fonction ne pouvait pas faire l'objet d'accusations.

Photo : Reuters / Yuri Gripas

Le président Trump a déclaré à son homologue ukrainien que William Barr le contacterait au sujet des enquêtes sur les Biden et sur les origines de l'enquête sur la Russie, comme le démontre le compte rendu de l'appel publié par la Maison-Blanche.

Avisé de l'existence de la plainte du lanceur d'alerte avant qu'elle ne soit portée à l'attention du Comité du renseignement de la Chambre, le département qu'il dirige n'a pas trouvé matière à enquête. Comme son nom est mentionné dans la plainte, les démocrates, qui lui reprochaient déjà sa gestion du rapport Mueller, lui ont demandé de se récuser du dossier ukrainien.

Le département de la Justice enquête toutefois sur les origines de l'enquête Mueller, que le président Trump espère ainsi voir discréditée. Selon les informations de divers médias, les États-Unis, dans certains cas par l'intermédiaire de William Barr et dans d'autres par celui de Donald Trump, auraient demandé la collaboration des autorités de l'Italie, du Royaume-Uni et de l'Australie.

  • Mike Pompeo, secrétaire d'État
Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, s'adresse aux médias au département d'État à Washington, le 7 août 2019.

Mike Pompeo est l'un des hommes forts de l'administration Trump.

Photo : Reuters / Yuri Gripas

Après avoir feint l'ignorance au sujet de l'appel dans les premières semaines de la controverse, il a fini par admettre y avoir participé, comme l'avaient révélé des médias.

Engagé dans un bras de fer avec les comités de la Chambre des représentants qui mènent l'enquête pour destitution, il a indiqué que les employés du département d’État qu'ils avaient convoqués ne témoigneraient pas dans l'immédiat. Les démocrates ont brandi la menace d'une accusation d'entrave à l'enquête.

Ils lui ont aussi signifié une ordonnance de production de documents.


Les Biden

  • Joe Biden, ancien vice-président américain, candidat à l'investiture démocrate
L'ancien vice-président Joe Biden en gros plan, l'air sérieux.

L'ancien vice-président des États-Unis Joe Biden est candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020.

Photo : Reuters / Leah Millis

Le président Trump et Rudy Giuliani accusent le meneur de la course démocrate d'être intervenu auprès de l'Ukraine pour défendre les intérêts financiers de son fils. Selon les faits présentés par plusieurs médias américains, rien n'étaie cette théorie.

En 2015, Joe Biden, alors responsable de l’administration Obama dans le dossier ukrainien, a effectivement plaidé pour le limogeage du procureur général d'Ukraine, Viktor Chokine, menaçant même de retenir une garantie de prêts d’un milliard de dollars s’il restait en poste.

Ses appels s'inscrivaient toutefois dans un effort coordonné avec l'Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et des militants ukrainiens luttant contre la corruption pour écarter ce procureur, lui-même accusé d'être lié à la corruption.

  • Hunter Biden, fils de Joe Biden
Hunter Biden dans une salle, regardant un peu vers la gauche

Hunter Biden est devenue la cible du président américain et de son avocat personnel.

Photo : Associated Press / Pablo Martinez Monsivais

Avocat et investisseur, le fils de Joe Biden a siégé au conseil d'administration de la société gazière ukrainienne Burisma de 2014 à 2019. L'oligarque propriétaire de l'entreprise a un temps fait l'objet d'une enquête pour corruption.

Hunter Biden a bien empoché des centaines de millions de dollars pour redorer l’image de Burisma alors que son père était vice-président des États-Unis, mais il n'a jamais été publiquement mis en cause dans l'investigation.


Les responsables ukrainiens

L'Ukraine, déchirée entre l'Est et l'Ouest. Notre dossier

Entre l'Union européenne et la Russie, l'Ukraine – l'un des États les plus pauvres d'Europe – a désespérément besoin de l’aide américaine pour sa défense.

En 2014, l'arrivée de pro-occidentaux au pouvoir, dans la foulée d'un soulèvement populaire ayant forcé le départ du président prorusse Viktor Ianoukovitch, a été suivie par l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie. Sur le front Est, des combats meurtriers ayant fait plus de 13 000 morts opposent l'ancienne république soviétique à des séparatistes prorusses soutenus par Moscou.

De plus, le pays est englué dans la corruption.

  • Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine
Volodymyr Zelensky lors d'un point de presse avec Donald Trump à New York.

Volodymyr Zelensky, lors de sa première rencontre avec Donald Trump.

Photo : Getty Images / Saul Loeb

Néophyte en politique, l'ancien acteur élu en avril 2019 a été aspiré malgré lui dans la controverse. Le compte rendu de son entretien téléphonique avec le président Trump a sans équivoque révélé une attitude obséquieuse envers le président américain.

Dans une situation délicate, le président ukrainien recherche l'appui de son homologue américain envers son pays, en conflit avec la Russie de Vladimir Poutine, pour lequel Donald Trump ne cache pas son admiration. Mais il doit aussi garder en tête que Joe Biden pourrait lui succéder en 2021.

Pendant la campagne électorale, il a fait de la lutte contre la corruption et de la fin du conflit ses priorités.

  • Viktor Chokine, ex-procureur général
Viktor Chokine s'adressant aux médias

Viktor Chokine avait notamment hérité de l'enquête liée à Burisma, mais plusieurs militants anticorruption ont affirmé que l'enquête était en fait sur la glace lorsqu'il était procureur général.

Photo : Associated Press / Sergei Chuzavkov

C'est lui dont Joe Biden avait réclamé le départ.

Accusé par les États-Unis, leurs alliés européens ainsi que par le FMI et des ONG de fermer les yeux sur la corruption et de saboter les réformes du gouvernement, il a été poussé à la démission en février 2016, un an après sa nomination.

En entrevue au magazine en ligne The Intercept, la fondatrice d’une organisation anticorruption en Ukraine, Daria Kaleniuk, a soutenu qu'il avait en fait sapé les efforts de l’enquête sur le propriétaire de Burisma.

  • Iouri Loutsenko, ex-procureur général
Iouri Loutsenko, qui porte des lunettes, prenant la parole

Iouri Loutsenko avait été nommé par Petro Porochenko pour succéder à Viktor Chokine.

Photo : Reuters / Valentyn Ogirenko

Le successeur de Viktor Chokine a été accusé par les militants luttant contre la corruption d'avoir paralysé les efforts anticorruption. Dans son appel à M. Zelensky, le président Trump parle d'Iouri Loutsenko comme d'un procureur très bon et traité injustement.

Après avoir fermé l’enquête sur le propriétaire de Burisma, M. Loutsenko s'est ensuite montré disposé à la relancer à la suite d'au moins deux rencontres avec Rudy Giuliani, affichant aussi son ouverture à enquêter sur les Biden.

Lors de la campagne présidentielle ukrainienne, au printemps 2019, il a dénoncé les agissements des Biden et de l'ambassadrice américaine de l'époque, avant de se rétracter au cours des mois suivants.

Le soir de sa victoire, en avril 2019, le président Zelenky a signalé qu'il le congédierait, ce qu'il a officialisé en août.


Les diplomates américains convoqués par les comités de la Chambre

Plusieurs personnes œuvrant ou ayant œuvré au sein de la diplomatie américaine, dont celles mentionnées ci-dessous, ont été mêlées à cette affaire, volontairement ou non. Les comités de la Chambre chargés de l'enquête pour destitution ont commencé à entendre à huis clos les témoignages de nombreuses figures diplomatiques au début du mois d'octobre 2019.

On a une idée partielle de leurs témoignages grâce à leurs déclarations d'ouverture, qui ont été obtenues par divers médias américains.

  • Kurt Volker, ex-émissaire des États-Unis en Ukraine
Kurt Volker

Kurt Volker, l'ancien émissaire des États-Unis en Ukraine

Photo : Reuters / Valentyn Ogirenko

Kurt Volker a démissionné le 27 septembre, après avoir été mentionné dans la plainte du lanceur d'alerte. Sur Fox News, Rudy Giuliani a affirmé qu'il avait le feu vert du département d'État pour sa croisade en Ukraine, évoquant Kurt Volker.

D'après la plainte du lanceur d'alerte, Kurt Volker a tenté de limiter les dégâts que risquaient d'entraîner les démarches de M. Giuliani pour la sécurité nationale américaine.

Son témoignage, le 3 octobre, et la série de messages textes échangés entre diplomates qu'il a remis aux comités donnent une impression mitigée du rôle qu'il a joué.

Il a servi d'intermédiaire entre Rudy Giuliani et un proche collaborateur du nouveau président ukrainien, et les messages montrent qu'il a activement cherché à obtenir du nouveau gouvernement ukrainien qu'il mène les enquêtes voulues par Rudy Giuliani.

Il dit cependant avoir défendu l'intégrité de Joe Biden et avoir averti Rudy Giuliani que les allégations qui lui étaient fournies sur les Biden, notamment par le procureur Loutsenko, n'étaient pas crédibles. Il aurait aussi conseillé aux Ukrainiens de se tenir loin de la politique intérieure américaine parce que cela leur vaudrait des allégations d'interférence dans les élections.

  • Marie Yovanovich, ex-ambassadrice des États-Unis en Ukraine
Marie Yovanovitch, portant des lunettes et des boucles d'oreille, regardant vers la droite.

Marie Yovanovitch avait la réputation de faire pression auprès des autorités ukrainiennes pour qu'elles luttent contre la corruption, mais Rudy Giuliani l'a dénigrée dans les médias.

Photo : Reuters / Gleb Garanich

Diplomate de carrière à la réputation impeccable, elle a été rappelée sans explications à Washington avant la fin de son mandat à Kiev, initié à l'été 2016. Cette femme [...] était susceptible de causer des problèmes, a dit d'elle le président Trump selon le compte rendu de son appel avec le président Zelensky.

Elle avait critiqué le laxisme d'Iouri Loutsenko devant la corruption. Celui-ci a ensuite soutenu qu'elle l'avait poussé à protéger certaines personnes de poursuites, avant de se détracter. Selon le lanceur d'alerte, ces accusations sont à l'origine de la fin précipitée de son mandat.

Selon son témoignage, le département d'État lui a assuré ne rien avoir à lui reprocher, mais a indiqué que le président avait fait pression pour obtenir son départ.

D'après le Wall Street Journal, le président Trump a ordonné son rappel après, notamment, que son avocat personnel eut rapporté qu'elle entravait ses efforts pour persuader Kiev d'enquêter sur les Biden.

  • Gordon Sondland, ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne
Gordon Sondland, souriant

Gordon Sondland, ambassadeur américain auprès de l'Union européenne

Photo : Reuters / Francois Lenoir

Sous l'impulsion du président Trump, M. Sondland est devenu un acteur important de la politique étrangère des États-Unis en Ukraine, même si le pays ne fait pas partie de l'UE. Il était lui aussi nommé dans la plainte du lanceur d'alerte.

Ce magnat hôtelier, sans expérience politique ou diplomatique préalable, est un important donateur du Parti républicain. Il a notamment versé un million de dollars au comité d'investiture de Donald Trump, puis a été nommé ambassadeur à l'été 2018.

Selon les textos remis par M. Volker, M. Sondland a défendu Donald Trump et mis fin à des échanges délicats avec son collègue diplomate Bill Taylor, le chargé d'affaires américain à Kiev, qui s'inquiétait des demandes du président.

Au cours de son témoignage, il a cependant semblé prendre ses distances avec le président, affirmant notamment avoir été déçu par sa décision d'imposer M. Giuliani dans la diplomatie américaine en Ukraine. Si M. Sondland s'est affiché comme un diplomate préoccupé par la relation entre les États-Unis et l'Ukraine et le sort de celle-ci face à la Russie, d'autres responsables américains ayant comparu devant les comités l'ont présenté sous un jour beaucoup moins flatteur.

Une diplomate l'a par exemple décrit comme un risque potentiel à la sécurité nationale en raison de son inexpérience diplomatique. Selon elle, Gordon Sondland, Rudy Giuliani et le chef de cabinet de la Maison-Blanche par intérim, Mick Mulvaney, menaient une « opération rebelle » en Ukraine pour contourner les canaux diplomatiques officiels.

Avec des informations du New York Times, du Washington Post et du Wall Street Journal

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