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Réflexions sur les multiples formes du cinéma avec Chloé Robichaud

Chloé Robichaud regarde un écran de caméra durant un tournage

La réalisatrice Chloé Robichaud en tournage pour le film Pays à Terre-Neuve.

Photo : Radio-Canada

Anne-Josée Cameron

Réalisatrice très en demande, autant du côté du cinéma, du web que de la télévision, Chloé Robichaud s'intéresse aux transformations que subit en ce moment son médium de prédilection, le cinéma.

Écran large, petit écran ou encore appareil mobile, les cinéastes doivent plus que jamais composer avec la pluralité des supports de diffusion.

Avant, quand on créait une oeuvre, on savait que la majorité des gens allaient la voir d'abord sur grand écran, raconte la réalisatrice originaire de Cap-Rouge. On pouvait faire un gros plan large avec un personnage vraiment petit dans l'écran. Mais si les gens consomment le film sur leur petit iPad à la maison, le plan large avec le personnage... il va peut-être avoir l'air d'une fourmi.

Portrait de Chloé Robichaud qui porte des lunettes et un chandail blanc

La réalisatrice Chloé Robichaud en 2016

Photo : Getty Images / Jeff Spicer

Confrontée à cette nouvelle réalité, Chloé Robichaud s'interroge sur la marche à suivre.

Est-ce qu'on s'adapte à ces médiums-là ou on reste fidèle à notre signature, à notre désir d'être d'abord vu sur grand écran... et de se dire que le public va aussi s'adapter à cette nouvelle façon de consommer des films, de la télévision à la maison?

Les deux filles sourient en regardant devant elles, Anaïs devant Isabelle.

Les personnages d'Isabelle (Evelyne Brochu) et d'Anaïs (Virginie Fortin) dans la série Trop, réalisée par Chloé Robichaud et Louis Archambault.

Photo : Radio-Canada

La réponse se trouve sans doute à mi-chemin, concède-t-elle. Il faut savoir s'adapter au format, mais rester fidèle à sa vison créative.

On est un peu dans l'inconnu et c'est correct, on est dans une période de transition.

Chloé Robichaud

Plateformes multiples, expériences variées

Au cours des cinq dernières années, la cinéaste a eu l'occasion de travailler sur toutes les plateformes. Elle a réalisé un long métrage, Pays, et un court, Delphine, qui vient d'ailleurs de remporter le prix du meilleur court métrage canadien au Festival international du film de Toronto.

Pour la télé, elle s'est fait voir avec Street Legal et Trop ainsi qu'une série web intitulée Féminin/Féminin.

Quand j'ai fait Féminin/Féminin, qui était strictement pour le web, je sentais que j'avais une liberté de création un peu infinie et aussi une opportunité d'aller à la rencontre d'un public international instantanément, se remémore la réalisatrice. On a mis la série en ligne, puis elle pouvait être visionnée en même temps en Australie et à Montréal.

Elle admet que la réalité est bien différente avec le long métrage.

C'est vraiment étape par étape, selon les ventes du film, mentionne-t-elle. Il y a tout un processus auquel je ne peux pas vraiment participer, tandis que, par exemple, le web ou même le court métrage, j'ai vraiment les deux pieds dans la distribution du film. J'ai un peu plus d'impact sur la façon dont le film va être vu.

Chose certaine, Chloé Robichaud n'a pas fini d'explorer les multiples avenues technologiques qui s'offrent aux réalisateurs d'aujourd'hui.

Elle entame en ce moment l'écriture de son prochain film, Les jours heureux, alors que sa dernière réalisation télévisuelle et pour le web, Trop, est diffusée en ce moment sur les ondes de Radio-Canada.

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Cinéma