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L'influence de Moncton et de Baie-Sainte-Anne sur Claude Julien

Claude Julien garde de très bons souvenirs de son passage dans les Maritimes à Fredericton, à Halifax et à Moncton

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

François Le Blanc

On connaît bien Claude Julien dans son rôle d'entraîneur du Canadien de Montréal. Le Franco-Ontarien fait sa marque depuis 16 ans dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Mais ce qu'on connaît moins, c'est l'influence du Nouveau-Brunswick sur son après-carrière.

Lors de son passage à Bathurst, dans le cadre de Hockeyville, nous avons montré à Claude Julien un extrait d'un reportage tourné en décembre 1991, alors qu'il portait les couleurs des Hawks de Moncton, le club-école des Jets de Winnipeg.

Claude Julien en entrevue. Il porte une moustache.

Claude Julien en décembre 1991, lors de son passage avec les Hawks de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Ça me fait rappeler que, déjà, j'avais des cheveux sur le dessus de la tête, dit Julien en riant. Ça me rappelle de bons souvenirs.

À cette époque, au crépuscule de sa carrière, l'entraîneur-chef de l'époque, Dave Farrish, lui confiait la tâche de grand frère.

Souvent, on me jumelait avec un jeune défenseur. Puis, à ce moment-là, aussi, on n’avait pas plus qu'un entraîneur. Alors, c'était important pour les vétérans de l'aider.

Claude Julien, sur son rôle dans la Ligue américaine

Durant la saison et les séries de 1991-1992, le défenseur ne joue que 52 matchs, marquant 2 buts et obtenant 16 mentions d'aide.

Claude Julien devant un joueur des Canadiens, en rouge. Devant le gardien des Hawks en blanc.

Claude Julien a terminé sa carrière en 1992 avec les Hawks de Moncton, dans la Ligue américaine.

Photo : Radio-Canada

À un moment donné, l'entraîneur m'avait demandé si j'étais intéressé à faire du coaching à la fin de ma carrière, se souvient Julien. C'est ce qui m'a donné un petit peu l'idée, la piqûre. Alors, je peux dire que la fin de ma carrière dans les mineures m'a vraiment aidé à bien me préparer pour la suite.

Bien sûr, le joueur a connu des déceptions amères, lorsqu'un soir de séries éliminatoires, son patron le relègue aux gradins. Une des nombreuses situations l'ont préparé, selon lui, à un travail d'homme de banc.

Un parcours dans les Maritimes

  • Express de Fredericton, de 1983 à 1988 (club-école des Nordiques)
  • Citadels d'Halifax, de 1988 à 1990 (club-école des Nordiques)
  • Hawks de Moncton 1991-1992 (club-école des Jets de WInnipeg, 1ère version)
  • Julien s'est joint à l'Express avec Gord Donnelly en provenance de l'organisation des Blues de Saint Louis. C'était la compensation pour l'embauche de Jacques Demers.

Claude Julien

Claude Julien a travaillé dans le domaine de la construction durant la saison morte pendant sa carrière de joueur.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Son autre lien avec les provinces maritimes, c'est son épouse, Karen. Sa famille est originaire de Baie-Sainte-Anne. La communauté acadienne, connue pour la pêche et le boxeur Yvon Durelle, est située à 150 kilomètres au nord de Moncton.

Je l'ai rencontrée à Ottawa. Son père vient de Baie-Ste-Anne. Elle a grandi à Chatham, puis à Ottawa. On revient souvent dans le coin, à Baie-Ste-Anne. J'ai eu l'occasion de manger du bon homard. Des raisons de plus pour revenir souvent, mentionne Claude Julien avec un large sourire..

Un jeune Claude Julien est en entrevue.

Claude Julien garde de bons souvenirs des Maritimes, sauf en mai 1999. Le Titan d'Acadie-Bathurst a battu ses Olympiques de Hull en 7 rencontres en finale de la LHJMQ. En visite lors de Hockeyville en septembre 2019, Julien a blagué sur cette défaite.

Photo : Radio-Canada

Passe-temps intrépide

Toujours dans le reportage diffusé en 1991, Julien confiait au journaliste Jean-Philippe Péretti qu'un de ses passe-temps était le ski nautique... pieds nus.

Le pied nu, on a mis ça de côté avec l'âge et peut-être aussi notre conditionnement physique d'aujourd'hui. Mais, j'en ai fait longtemps du ski nautique.

Claude Julien

On en apprend aussi sur la réalité des hockeyeurs professionnels des circuits mineurs. Lors de la saison morte, Claude Julien travaille en construction, avec son père.

J'ai grandi dans la construction. Puis, ça m'a fait respecter et adorer le travail que je fais maintenant. On sait que c'est quand même un travail assez dur.

Claude Julien
Claude Julien soulève la coupe Stanley après l'avoir gagnée avec les Bruins de Boston en 2011.

Claude Julien a gagné la Coupe Stanley avec les Bruins de Boston en 2011.

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

À la fin de sa carrière de hockeyeur, en 1992, Julien ne souhaite qu'une chose : remporter un championnat. Son souhait ne s'est pas réalisé comme joueur. Mais, cinq ans plus tard, il gagnait la coupe Memorial. Et 20 ans après son voeu, c'est la coupe Stanley qu'il soulevait.

Et, quelque part à Moncton, Baie-Saint-Anne, Fredericton et Halifax, des gens éprouvent encore beaucoup de fierté de l'avoir vu joué.

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