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La grand-messe de l’industrie musicale BreakOut West à Whitehorse

Lucie D et les immortels, un groupe de Whitehorse.

Un des groupes francophones présent lors du BreakOut West est Lucie D et les immortels, un groupe de Whitehorse.

Photo : Christian Kuntz

La capitale yukonnaise accueille, dès mercredi, le festival annuel de l’industrie musicale de l’Ouest canadien. Des musiciens du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, ainsi que des Territoire du Nord-Ouest, du Nunavut vont offrir des performances et participer à des séances de développement professionnel jusqu’au 6 octobre.

Organisé par l’Alliance de la musique de l’Ouest canadien, le festival, qui se tient dans une ville différente dans l’Ouest chaque année, est aussi l’occasion pour les promoteurs musicaux de repérer des groupes qui se produiront dans leur salle ou leur festival.

Présence francophone inégalée

Parmi la quarantaine de maison de disques et d’agents de l’industrie, une délégation de promoteurs suisses et français auront particulièrement à l’oeil les artistes francophones, ce dont se réjouit Nathalie Kleinschmit, directrice générale par intérim.

« On va écouter de la musique, mais sachez qu’il y a dans la salle des gens qui sont en train d’observer [la réaction du public] », révèle-t-elle. « Pour ceux qui sont francophones [à Whitehorse] j’aimerais vraiment vous inviter à aller découvrir les artistes francophones. »

Portrait de Nathalie Kleinschmit.

Nathalie Kleinschmit, directrice générale par intérim du BreakOut West, salue la vigueur de la francophonie yukonnaise.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

« N’hésitez pas à aller les voir, à aller les soutenir », dit-elle. D'ailleurs, elle s'attend à une centaine de festivaliers cette année.

En plus de 18 groupes de musique du Yukon, 49 groupes de l’extérieur du territoire offriront des spectacles jusqu’au 6 octobre.

Les artistes francophones ne sont pas en reste cette année :

  • Alpha Toshineza (Manitoba)
  • Centreville (Yukon)
  • Étienne Fletcher (Saskatchewan)
  • Jacobus (de l’est canadien)
  • Lucie D et les immortels (Yukon)
  • Ponteix (Saskatchewan)
  • PostScript (Alberta)
  • Rayannah (Manitoba)

Les conférences sont aussi l’occasion de démontrer aux artistes qu’ils ne sont pas seuls, malgré un climat difficile pour les musiciens, à l’heure où les ventes de CD sont à la baisse et où les gens sortent moins pour assister à des concerts.

Être un artiste a toujours été difficile, mais en ce moment, c’est vraiment très dur, déplore Nathalie Kleinschmit.

Je pense que, dans plusieurs années, nous regarderons cette période et nous nous poserons beaucoup de questions sur le fait qu’il y a tellement d’argent qui circule autour de la musique, mais qu’il y en a si peu qui rentre dans la poche des artistes.

Nathalie Kleinschmit, directrice générale par intérim, BreakOut West

Lors de la soirée de lancement, jeudi, des prix de l’Alliance de la musique de l’Ouest canadien seront remis. Les candidats en lice pour le Yukon sont Diyet & the Love Soldiers dans la catégorie artiste autochtone de l’année, Sarah MacDougall pour l’artiste pop de l’année, Brett Elliot dans la catégorie compositeur et Brandon Isaak pour celle du meilleur artiste blues de l’année.

Whitehorse a accueilli le festival BreakOut West pour la dernière fois en 2011.

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