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Le Bloc québécois ne veut pas participer à une « surenchère de déficit »

Yves-François Blanchet est de profil et parle au micro. Derrière lui, l'autobus du Bloc québécois est stationné.

« Nous évitons de prendre part à ce qui semble être devenu une surenchère de déficit », affirme Yves-François Blanchet dans un communiqué.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

François Messier

Le Bloc québécois a profité de l’accalmie précédant le premier débat des chefs en français pour dévoiler son cadre financier. Le parti n’étant pas destiné à gouverner, l’exercice constitue une fenêtre sur les priorités budgétaires qu’il compte défendre à la Chambre des communes.

On y apprend que le parti dirigé par Yves-François Blanchet n’est pas préoccupé par le retour rapide à l’équilibre budgétaire, puisqu’il préconise des déficits variant entre 12 milliards et 18 milliards au cours des quatre prochaines années.

Ces déficits seraient tout de même moins élevés que ceux anticipés par le Directeur parlementaire du budget, note le Bloc. Nous évitons de prendre part à ce qui semble être devenu une surenchère de déficit, souligne M. Blanchet dans un communiqué.

Le Bloc propose de nouvelles dépenses de 54 milliards sur quatre ans, dont 17 milliards pour augmenter graduellement à 6 % le taux de croissance des transferts fédéraux en matière de santé et de programmes sociaux, dont l’éducation postsecondaire.

Cela fait écho aux demandes répétées du gouvernement du Québec, et permettrait d’effectuer un rattrapage du désinvestissement fédéral dans ces domaines, plaide-t-il.

Ces mesures sont essentielles. Elles comblent un désinvestissement constant du fédéral qui implique un choix déchirant : soit que Québec assume la part délaissée de la facture et se retrouve dans un gouffre financier, soit c’est l’austérité.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, dans un communiqué

Le Bloc propose aussi d’investir plus de 16 milliards sur quatre ans pour bonifier les pensions de la Sécurité de la vieillesse. À l’heure actuelle, ces paiements n’augmentent pas au même rythme que les salaires et ne protègent pas le pouvoir d’achat des prestataires, dit-il.

Notre dossier Élections Canada 2019

Le parti souhaiterait par ailleurs que le gouvernement aille chercher 59 milliards en nouveaux revenus. Mettre fin à l’évasion fiscale, éliminer les subventions aux pétrolières et imposer une redevance de 3 % sur les revenus des géants du web permettrait d’atteindre 90 % de cet objectif, avance-t-il.

Le Bloc québécois réclame également que le gouvernement vende l’oléoduc Trans Mountain, qu’il annule son agrandissement et propose des investissements pour encourager la transition vers une économie verte.

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