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Pénurie de main-d’œuvre, mais où exactement?

Une jeune femme travaille sur un moteur.

Les commissions de formation de la main-d’œuvre approcheront les entreprises au cours des prochains mois afin de connaître précisément leurs besoins des prochaines années à la suite des nombreux départs à la retraite.

Photo : Radio-Canada

Caroline Bourdua

Le ministère de la Formation et des Collèges et Universités veut cibler avec précision les corps de métier et les endroits où il y aura pénurie de travailleurs d’ici les cinq prochaines années.

La province fait donc appel aux 26 comités de planification de la main-d’œuvre, dont celui de Sudbury-Manitoulin, pour préparer le pronostic.

Les départs à la retraite ne datent pas d’hier, selon la directrice générale de l’organisme, Reggie Caverson. Les employeurs savent que cela s’en vient. Les gens se plaignent depuis un moment, dit-elle.

Un portrait juste de la situation

Chaque commission de planification de la main-d’œuvre procède différemment, selon Julie Joncas.

La responsable pour le Nord-Est qui couvre les régions de Cochrane, de Hearst, de Timmins et le Témiscamingue ontarien, confirme que la pénurie et l’embauche d’apprentis sont des défis pour certains employeurs.

On voit deux apprentis qui observent leur formateur en train de manipuler un équipement électronique.

Beaucoup d’entreprises hésitent à embaucher de jeunes apprentis, selon Mme Joncas.

Photo : Radio-Canada / Marie-France Abastado

On entend beaucoup que les employeurs ne forment pas ou n’embauchent pas suffisamment d’apprentis, dit Mme Joncas. Ce qu’on recherche, ce sont des gens déjà formés et qualifiés.

Le but, dit-elle, est d’encourager l’embauche des nouveaux travailleurs.

Il existe plusieurs incitatifs pour former la main-d’œuvre.

Peut-être qu’il y a lieu de mieux faire la promotion et de faire connaître les programmes aux employeurs, dit-elle.

La paperasse administrative constitue aussi un frein à l’embauche des apprentis, explique Mme Joncas.

La standardisation des programmes d’études est aussi déficiente, selon Reggie Caverson.

Il y a une grande disparité entre ce qui est enseigné et le véritable travail sur le terrain.

Reggie Caverson, Commission de planification de la main-d’œuvre de Sudbury-Manitoulin

Concurrence féroce

Un autre problème est la rétention des travailleurs qualifiés.

Ce que l’on entend dire, c’est qu’ils se font offrir plus d’argent chez le voisin, et nos personnes qualifiées s’en vont.

Julie Joncas, Commission de formation de la main-d’œuvre du Nord-Est
Un jeune homme manie un outil sur une surface en acier.

La pénurie de travailleurs qualifiés touche particulièrement le secteur minier dans le Nord de l’Ontario, selon Julie Joncas.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le rapport des commissions de formation de la main-d’œuvre est attendu pour la mi-janvier en 2020.

Mais déjà, certaines régions ont une bonne idée de la pénurie.

Dans le Nord-Est, le besoin de mécaniciens, d’opérateurs d’équipement lourd et de camionneurs dans l’industrie minière n’est qu'un exemple du manque de travailleurs qualifiés.

Y a des pénuries en mécanique automobile, chez les électriciens, poursuit Mme Joncas.

Planifier pour mieux répondre aux besoins des entreprises

Il faut plusieurs années aux apprentis afin d’obtenir les sceaux de qualifications nécessaires.

C’est pourquoi Mme Joncas insiste sur l’importance pour les employeurs de bien planifier la relève.

Une personne fait de la soudure dans une usine.

Il faut de deux à trois ans, selon le corps de métier, pour qu’un apprenti fasse toutes ses heures avant d’obtenir ses certificats de compétence.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Plusieurs conseils scolaires font des efforts pour encourager les jeunes à se diriger dans des emplois spécialisés afin d’endiguer la pénurie.

Il faut aussi encourager nos jeunes à considérer les métiers d’apprentissage et leur dire que c’est une piste ou un choix de carrière viable et pour lequel y a des occasions d’emplois dans nos communautés, conclut Julie Joncas.

Nord de l'Ontario

Emploi