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Toronto déclare l'état d'urgence climatique

La Tour CN et son reflet sur un bâtiment à côté.

Toronto cherche à éliminer ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Benoit

Radio-Canada

Le conseil municipal de Toronto a décrété l'urgence climatique; la Ville vise à avoir zéro émission nette de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050.

Les élus ont adopté à l'unanimité, mercredi, une motion sur l'état d'urgence environnementale.

Nombre d'autres villes au pays et ailleurs dans le monde ont déjà adopté des déclarations similaires, qui ne sont pas contraignantes au point de vue légal.

Le maire de Toronto, John Tory, admet que la Ville doit maintenant passer du symbolisme à l'action.

La Ville se joint à 800 autres municipalités en déclarant l'état d'urgence climatique et nous collaborons avec toutes les parties intéressées pour prendre des mesures décisives, affirme-t-il.

Le maire a aussi lancé mercredi une initiative appelée The Green Will (la volonté verte) visant à réduire les émissions polluantes des édifices publics et privés.

En plus de la Ville et de la Société d'habitation de Toronto, de grands gestionnaires immobiliers privés comme Brookfield, Oxford, Cadillac Fairview, ainsi que l'Université de Toronto et Ryerson et les conseils scolaires public et catholique anglais de Toronto ont accepté d'y participer.

On commence avec ces partenaires qui veulent travailler avec nous et on espère que d'autres - petits ou gros, privés ou publics, se joindront à cet effort collaboratif, ajoute le maire Tory.

Selon lui, les immeubles constituent la source la plus importante de GES à Toronto.

L'objectif torontois d'être carboneutre d'ici 2050 reflètel'objectif de plusieurs nations de limiter à 1,5 °C l'accroissement de la température planétaire au cours des trente prochaines années.

Le conseil municipal a aussi demandé au directeur environnemental de la Ville de présenter un rapport au quatrième trimestre de 2020 sur la faisabilité d'atteindre la cible de zéro émission d'ici 2040, plutôt que 2050.

Inondations et réactions

Des véhicules à l'intersection de la rue Keele et de l'avenue Wilson, dans la nuit de mardi à mercredi.

Des véhicules coincés dans des inondations à Toronto en 2018.

Photo : Tony Smyth / CBC

Toronto a été touchée par des épisodes de plus en plus fréquents et importants d'inondations au cours des dernières années, soulevant des questions quant à l'impact des changements climatiques et la nécessité de se préparer à y faire face.

C'est sans parler des étés particulièrement chauds et humides et l'usage grandissant de climatiseurs.

Sarah Buchanan du groupe Environmental Defence se réjouit de la motion sur l'urgence climatique adoptée par Toronto, mais presse les élus à se fixer des cibles intérimaires et d'investir de l'argent pour les atteindre. Toronto doit maintenant remplir ses promesses, dit-elle.

Même son de cloche de la part de Greenpeace. Il faut que les conseillers municipaux répondent au défi qu'ils se sont fixés et agissent avec urgence, affirme le porte-parole du groupe environnemental, Keith Stewart.

Greenpeace incite également la Ville Reine à suivre l'exemple de San Francisco et de New York qui imposent des pénalités financières aux grands pollueurs.

Selon Emmay Mah de l'Alliance environnementale de Toronto, il faut aussi améliorer l'étanchéité des édifices face aux inondations et investir davantage dans le transport en commun.

Avec des renseignements fournis par Charlotte Mondoux-Fournier

Toronto

Politique municipale