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Reprise des négociations pour éviter une grève dans les écoles ontariennes

Une classe de cours sans élèves.

Les 55 000 employés de soutien des écoles représentés par le SCFP déclencheront la grève le 7 octobre si aucune entente ne survient d'ici là.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente 55 000 employés de soutien des écoles de l’Ontario, a annoncé mercredi soir que les négociations reprendraient vendredi en fin de journée.

Plus tôt dans la journée, le syndicat avait donné son préavis de grève pour lundi, si aucune entente n'était conclue d'ici là avec le Conseil des associations des conseillers scolaires de l'Ontario.

Je m'engage envers les familles de l'Ontario à ce que notre équipe déploie tous les efforts possibles pour trouver une solution qui soit juste pour tout le monde, a déclaré Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario.

Une femme et un homme en conférence de presse devant des drapeaux.

Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario, et Fred Hahn, président du Syndicat canadien de la fonction publique en Ontario, ont déclaré avoir donné leur préavis de grève en respectant le délai légal de cinq jours.

Photo : Gouvernement de l'Ontario

Plus de 55 000 employés de soutien dans les écoles en Ontario, soit des concierges, employés de bureau et aides-éducateurs, ont déjà entamé une grève du zèle lundi matin.

Je serai franche. Nous espérions que la grève du zèle obligerait les parties à se réunir et à [trouver] un accord. Mais cela ne s’est pas produit et nous avons entendu des choses qui nous préoccupent beaucoup.

Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario

La sécurité d'emploi et le rétablissement de certains services aux élèves sont au cœur des revendications.

Certains conseils paient les parents pour faire le travail des membres du SCFP, d'autres demandent à des élèves âgés de 10 à 11 ans de superviser des élèves. Dans l'ensemble de la province, les conseils coupent davantage de services et mettent davantage les élèves à risque. Ce n'est pas prudent et ce n'est pas viable, a déclaré Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO).

Le SCFP, le CSCSO et des représentants du ministère de l'Éducation tentent de conclure une entente pour le renouvellement des conventions collectives échues depuis le 31 août.

Les syndicats indiquent que les aides-éducateurs sont débordés par leur charge de travail et n'ont pas les ressources nécessaires pour répondre aux besoins dans les écoles.

Les travailleurs de l’éducation méritent le respect, les élèves de notre école méritent des services d’éducation correctement financés et offerts à l'aide de fonds publics. Notre communauté a besoin de services publics et non de compressions, a déploré le président du SCFP-Ontario, Fred Hahn.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, a répété mercredi que le gouvernement était prêt à revenir à la table des négociations dès aujourd'hui pour parvenir à un accord qui apporterait stabilité aux travailleurs, aux parents et aux élèves. Le ministre a déploré ce nouveau moyen de pression de la part des syndicats, seulement 48 h après le début de la grève du zèle.

Stephen Lecce a par ailleurs appelé à une dépolitisation du dossier. Nous devrions nous concentrer davantage sur les enfants et moins sur la politique. Nous devons dépolitiser le processus. Les gens doivent séparer l'intérêt de nos enfants de leur propre intérêt politique, a-t-il lancé.

Le ministre Lecce a indiqué que le gouvernement avait fait preuve de latitude et de flexibilité, notamment en matière de sécurité d'emploi. Il a entre autres souligné que la question des congés de maladie et des congés prolongés a été un point de friction.

La plupart des problèmes ont été résolus dimanche dernier. Nous avons fait énormément de progrès, c’est pourquoi je suis un peu frustré. J'essaie de comprendre pourquoi ils ont pris cette décision.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation de l'Ontario

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario en matière d'éducation, Marit Stiles, estime que cette grève est le résultat des coupes budgétaires de la province. Les élèves sont en difficulté à cause des coupes du gouvernement. Il doit annuler les compressions qu'ils ont déjà faites, a pressé la députée du NPD.

Les conseils scolaires se préparent

Le conseil scolaire Viamonde a déclaré dans un communiqué que les employées et employés de Viamonde, membres du SCFP, déclencheront une grève générale illimitée si aucune entente n’intervient d’ici là avec l’Association des employeurs et le gouvernement de l’Ontario, précisant que la grève touche uniquement le personnel de conciergerie et le personnel d’entretien des écoles.

Le conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB) a indiqué être en train de travailler sur un plan d'urgence en cas de grève totale dans les écoles.

C'est déjà arrivé par le passé que nos écoles doivent ouvrir lors de grève des services, mais avec des milliers de travailleurs qui ne seront pas là pour soutenir nos élèves et assurer les services, c'est sûr que cela représente un défi important.

Shari Schwartz-Maltz, porte-parole de TDSB

Nous espérons vraiment que les différentes parties retourneront à la table des négociations, nous sommes certains qu'une entente juste est encore possible. On espère qu'ils travailleront ensemble. Mais nous devons travailler sur un plan d'urgence, a déclaré leur porte-parole, Shari Schwartz-Maltz.

L’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l'Ontario (ACÉPO), qui représente l’ensemble des conseils scolaires publics de langue française dans la province, a indiqué être en train de mettre en place un plan d’action pour assurer la sécurité des élèves.

Nous sommes conscients de l’importance du rôle que joue le personnel de soutien dans l’expérience éducative des élèves. Nous voulons pouvoir continuer à compter sur eux et continuerons à négocier de bonne foi pour atteindre une entente négociée avec le syndicat et la province le plus rapidement possible, a déclaré dans un communiqué le président de l’ACÉPO, Denis M. Chartrand.

De son côté, le conseil scolaire de York invite les familles à prendre d'autres dispositions en matière de garde d'enfants avant le début de la grève, car cette action de grève pourrait entraîner la fermeture d'écoles, prévient-il sur son site Internet.

Par ailleurs, le Conseil scolaire catholique MonAvenir a indiqué mercredi qu'en raison de la grève de zèle qui a débuté lundi, il était dans l’obligation de suspendre tous les permis de location des installations scolaires [...] dès 18 h, ce mercredi 2 octobre 2019 et ce jusqu’à avis contraire, incluant les fins de semaine, a communiqué sa conseillère aux communications, Virginie Oger.

Les écoles et les services de garde demeurent ouverts, incluant les programmes avant et après l’école, a-t-elle toutefois ajouté.

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