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Les policiers ont besoin d'un meilleur soutien en santé mentale, selon un groupe d'experts

Dirk Huyer, coroner en chef de l'Ontario.

Le coroner en chef de l'Ontario, Dirk Huyer, a enquêté sur les suicides de policiers survenus l'an dernier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un groupe d'experts mis sur pied par le coroner en chef de l'Ontario affirme que les policiers de la province ont besoin de ressources en santé mentale et en prévention du suicide.

Le rapport, publié mercredi, a été rédigé par un groupe de personnes issues de la communauté policière et de professionnels de la santé mentale.

Le groupe a été formé après le suicide de neuf policiers en 2018 et a conclu son rapport quelques jours seulement après qu'un autre policier d'Ottawa se fut enlevé la vie vendredi dernier au quartier général de la police.

Le rapport souligne la nécessité de mettre fin à la stigmatisation entourant les problèmes de santé mentale, non seulement auprès des membres de la police, mais aussi du public.

Une formation spécifique concernant la santé mentale et la sécurité au travail devrait être offerte à tous les agents de police, peut-on lire dans le rapport.

Parmi les 14 recommandations du comité, il y a la création d'une équipe qui se consacrerait à la santé mentale des policiers membres de la Police provinciale de l'Ontario, qui se compose de membres des commissions de services policiers, des associations de police, des policiers et des membres de leur famille.

Le rapport suggère aussi de déceler les lacunes et les chevauchements dans le réseau de soutien en santé mentale et de rendre compte de leurs progrès deux fois par année au bureau du solliciteur général, qui est responsable de l'application de la loi en Ontario.

Il contribuerait à réduire les obstacles auxquels se heurtent les membres des forces policières qui ont besoin d'aide immédiate, partout dans la province.

Il y est également indiqué que le bureau du coroner en chef élaborera une politique pour assurer le suivi auprès des premiers intervenants dans les cas de suicide et mettra sur pied un « comité de révision des décès », précisant qu'il n'y a actuellement aucune exigence pour faire un suivi à la suite d'un suicide.

Besoin d'aide pour vous ou un proche?

  • Tel-Aide Outaouais : 613 741-6433
  • Ligne de crise en santé mentale d'Ottawa : 613 722-6914
  • Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553).
  • Ce service est disponible partout au Québec, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
  • Le nouveau site commentparlerdusuicide.com (Nouvelle fenêtre)

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