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La pêche mondiale de thon atteint un niveau critique, selon des chercheurs de l'UBC

Un thon rouge.

Le thon rouge n'est pas le seul à préoccuper les scientifiques.

Photo : Associated Press / Chris Park

Adrien Blanc

Des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont trouvé qu'aucun lieu de migration des thons n'échappe désormais à la pêche, ce qui met en danger le renouvellement de plusieurs espèces de thons.

Des membres du groupe de recherche Sea around us ont dressé la carte de la pêche au thon dans le monde à partir de données publiques. Ils estiment que la quantité de thon pêché depuis 1950 a augmenté de 1000 %.

La chercheuse Angie Coulter craint donc la surpêche. On pêche désormais du thon partout où c'est possible et on n'a plus la capacité de s'étendre sur de nouveaux espaces. Donc, il y a de forts risques de surexploitation de plusieurs populations de thons, prévient-elle.

Angie Coulter estime qu'il est difficile de prévoir quand la pêche industrielle atteindra le point de non-retour, car les scientifiques manquent de données collectées de manière indépendante.

Les gouvernements ont tendance à s'appuyer sur les quantités déclarées par les pêcheurs eux-mêmes, selon elle, plutôt qu'à déployer des contrôleurs en mer.

La chercheuse regrette aussi que les populations de thons soient dénombrées par grandes aires marines, cachant les inégalités entre pays développés et pays en voie de développement, qui ont besoin du poisson pour survivre.

Le Ghana, par exemple, n'a pas les moyens d'envoyer de grandes flottes de pêche en mer, alors le pays établit des partenariats avec le Japon et la Corée pour leur vendre leurs quotas de pêche, explique-t-elle.

Angie Coulter recommande de consommer du poisson local ou de s'assurer que le poisson que l'on achète ne provient pas d'une région surexploitée.

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie des pêches