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La distribution automatique du Publisac interdite à Mirabel

Un Publisac suspendu à une boîte aux lettres.

Distribué dans des milliers de foyers, le Publisac contient habituellement des circulaires et des journaux locaux.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À Mirabel, le Publisac sera dorénavant distribué aux seuls citoyens qui le souhaitent. Ils devront apposer un autocollant sur leur boîte aux lettres. Le règlement est entré en vigueur lundi.

Ceux qui veulent le recevoir devront apposer un autocollant sur leur boîte aux lettres, soit exactement l'inverse du système qui prévaut partout ailleurs au Québec actuellement, où les gens doivent indiquer sur leur boîte aux lettres qu'ils ne veulent pas recevoir le Publisac.

Mirabel est la première Ville au Québec à interdire la distribution universelle des Publisac sur son territoire, mais l'entreprise qui le possède et le distribue, TC Transcontinental, n'entend pas en rester là. Le règlement viole le droit à la liberté d'expression, clame l'entreprise, qui a d'ailleurs déposé une poursuite en Cour supérieure pour le faire annuler.

Le règlement ne s’applique qu’à nous, pas à Postes Canada et ni à la Ville de Mirabel, c’est ça que l’on trouve discriminatoire, avait déclaré François Olivier, président et chef de la direction de TC Transcontinental, en septembre.

TC Transcontinental avait aussi lancé il y a quelques semaines une offensive sur les réseaux sociaux pour mobiliser la population afin que la distribution du Publisac soit maintenue. Selon l’entreprise, les imprimés publicitaires sont consultés par 87 % des Québécois.

Cependant, Charles Montpetit, un citoyen du quartier Rosemont, à Montréal, qui milite pour un meilleur contrôle de la publication de circulaires, met en doute les chiffres avancés par l'entreprise. Je soupçonne que ces chiffres-là sont en fait beaucoup plus fragiles qu'ils ne l'admettent et que c'est à cause de ça qu'ils se sentent obligés de préparer une défense, a-t-il dit.

Il ajoute que ce règlement est loin de mettre fin au Publisac. Ceux qui veulent un Publisac n'ont pas à se sentir menacés par notre campagne, ils vont continuer à le recevoir, précise M. Montpetit.

Montréal songe à suivre l'exemple de Mirabel. Une consultation publique aura lieu à la fin d'octobre.

Avec les informations de Marie-Josée Paquette-Comeau

Grand Montréal

Environnement