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Le français dans le monde se porte bien

Trois conférenciers sont assis derrière une table avec une bannière de l'Université de l'Ontario français, faisant face au public.

De gauche à droite : Linda Cardinal, de l'Université de l'Ontario français, co-organisatrice de la conférence sur le livre La langue française dans le monde; Alexandre Wolff, responsable de l'Observatoire de la langue française de l'Organisation internationale de la francophonie à Paris; et Richard Marcoux, professeur titulaire au Département de sociologie de l’Université Laval

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Marguerite Gallorini

La francophonie dans le monde est en croissance, et le français se classe en cinquième position des langues les plus parlées après le mandarin, l’anglais, l’espagnol et l’arabe, avec 300 millions de locuteurs, selon un nouveau rapport.

Le livre intitulé La langue française dans le monde, un rapport publié tous les quatre ans, a pour but de faire l’état des lieux de la langue française dans le monde.

Sa dernière édition présente des résultats positifs pour le français, qui est la langue d’enseignement dans plus de 36 pays et territoires, qui regroupent 80 millions d’individus.

La langue française progresse, a une dynamique très forte, alors qu’on entend parfois le contraire, dit Alexandre Wolff, responsable de l’Observatoire de la langue française de l’Organisation internationale de la francophonie à Paris et l’un des auteurs de ce livre.

Les chercheurs soulignent que le français n’est pas en concurrence avec l’anglais ou les autres langues, mais qu’il existe une dynamique plurilingue, et que le français y tient une place importante. C’est le cas de gens parlant une autre langue à la maison, mais parlant français au travail par exemple.

L’Afrique, le futur du français dans le monde

Le taux de progression du nombre de locuteurs en français est de 10 % en moyenne dans le monde — un taux qui est de 17 % en Afrique subsaharienne. C’est là que se situe l’avenir de la langue française, estime M. Wolff.

Le français est également au deuxième rang des langues les plus apprises comme deuxième langue étrangère, avec des progressions intéressantes, notamment en Afrique subsaharienne, mais aussi au Maghreb et au Moyen-Orient, explique le chercheur. Ce sont aussi des endroits où l’usage du français quotidiennement est en hausse.

Sur les 51 millions d’apprenants de français langue étrangère en 2018, 45 % se trouvent au Maghreb et 23 % en Afrique subsaharienne. Aujourd’hui, 60 % des locuteurs quotidiens de français se trouvent en Afrique.

M. Wolff note que l’un des enjeux pour le futur, dans les pays qui ont choisi le français comme langue d’enseignement, sera de savoir si leurs systèmes éducatifs seront capables d’accueillir les enfants de plus en plus nombreux — et c’est heureux — à aller à l’école.

Plus de données ailleurs dans le monde

Richard Marcoux, professeur titulaire au Département de sociologie de l’Université Laval et coauteur du livre, explique que pour ce dernier rapport, l’équipe a réussi à réunir plus de données dans d’autres parties du monde au sujet desquelles ils n’avaient pas de données auparavant.

On savait qu’il y avait des francophones en Russie et lors du dernier recensement russe, [...] on a découvert qu’il y avait 600 000 francophones en Russie, donc c’était vraiment une surprise.

Richard Marcoux, professeur titulaire au département de sociologie de l’Université Laval

Le rapport souligne par ailleurs que le français est également très présent dans les médias internationaux : la chaîne TV5Monde, par exemple, est présente dans 360 millions de foyers dans plus de 200 pays.

Mais d’autres médias, qui ne sont pas issus de pays francophones, ont aussi leurs propres canaux en français : les Chinois ont leur canal en français, les Russes aussi, les Anglo-Saxons depuis plus longtemps encore : donc ils cherchent à s’adresser à ces populations francophones de plus en plus nombreuses, explique M. Wolff.

Un homme se tient devant une présentation PowerPoint devant un auditoire.

Richard Marcoux, directeur de l'Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone de l’Université Laval, présente les résultats du rapport à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

M. Marcoux, qui est également directeur de l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone, se dit encore préoccupé du manque de données dans ces régions moins étudiées en matière de francophonie. Pour nous, ce qui est important, c’est d’avoir des données probantes.

Les prochaines étapes seront donc d’obtenir plus de données en Asie et dans les Amériques.

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