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Trudeau persiste et laissera aux villes le soin de restreindre les armes de poing

Plan rapproché de Justin Trudeau.

Justin Trudeau a encore attaqué plusieurs fois Doug Ford lors de son point de presse de mardi.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Bernard Barbeau

Le gouvernement libéral, s’il est réélu, remettra 250 millions de dollars directement aux municipalités, sur une période de cinq ans, afin de les aider à mieux contrôler l'utilisation d'armes de poing sur leurs territoires parce qu’il ne croit pas que toutes les provinces sont prêtes à faire ce qu’il faut.

Le plus souvent, comme les municipalités relèvent des gouvernements provinciaux, Ottawa passe par ceux-ci. Mais dans ce cas-ci, l'expérience n'a pas été au goût du chef libéral.

Nous constatons qu’une partie des investissements que nous avons faits par le biais des provinces, qui visaient à aider les municipalités à combattre la violence par armes à feu, ne s’est pas rendue à destination, a regretté Justin Trudeau, mardi matin, à Richmond Hill, en banlieue de Toronto, après une rencontre avec des élus municipaux.

Les provinces se sont traîné les pieds et n’ont pas livré à ces maires, comme elles auraient dû le faire, l’argent dont ils ont besoin pour créer des programmes et combattre la criminalité liée aux armes, dans leurs municipalités.

Justin Trudeau, chef du Parti libéral

Malheureusement, nous avons vu [le premier ministre conservateur de l’Ontario] Doug Ford ne pas prendre au sérieux le besoin d’investir dans la lutte contre la criminalité liée aux armes à feu, a accusé M. Trudeau. Nous avons vu les politiciens conservateurs vouloir affaiblir le contrôle des armes à feu, alors que nous voulons le renforcer. Nous croyons que les leaders municipaux méritent un partenaire […] qui leur donnera les outils pour continuer leur combat contre la criminalité liée aux armes.

Le chef libéral a souligné que, pendant longtemps, les provinces ont eu le pouvoir d’interdire ou de restreindre l’usage des armes. Nous travaillons avec les provinces – et plusieurs provinces dans tout le pays ont manifesté une grande ouverture à ce sujet – pour redonner ce pouvoir aux provinces et surtout aux municipalités, a-t-il indiqué.

Les armes d'assaut bannies à l'échelle nationale

Juste avant ce point de presse, M. Trudeau avait discuté avec des maires de la grande région de Toronto, où de nombreuses fusillades ont fait plusieurs victimes dans les dernières années. La plupart lui ont signifié qu’ils souhaitaient, à l’instar de professionnels de la santé rencontrés lundi, qu’Ottawa interdise les armes de poing à l’échelle nationale.

Le chef libéral n’est clairement pas prêt à prendre un tel engagement, à ce moment-ci, bien qu’il ait promis d’interdire dans tout le pays les armes d’assaut comme le fusil semi-automatique AR-15. Son gouvernement proposerait aussi un programme de rachat d'armes militaires de ce type.

Nous reconnaissons qu’il y a bien des gens qui voudraient qu’on aille plus loin, mais on est déjà en train de proposer les mesures les plus serrées, sur le contrôle des armes à feu, de notre histoire.

Justin Trudeau, chef du Parti libéral

Il a levé le ton quand un journaliste lui a mentionné que cette arme spécifique n’avait pas vraiment d’historique d’utilisation dans la région de Toronto.

Pas vraiment d’historique de l’arme d’assaut utilisée lors du massacre de Polytechnique? De l’arme d’assaut utilisée à Sainte-Foy? Des armes d’assaut qui sont utilisées de l’autre côté de la frontière, aux États-Unis, presque de manière hebdomadaire? Pour tuer le plus important nombre de citoyens possible dans le moins de temps possible? Il n’y a pas de place pour les armes d’assaut au Canada et nous irons de l’avant et allons les interdire, a-t-il insisté.

Notre dossier Élections Canada 2019

Les mentions de Doug Ford continuent de se multiplier

Une journaliste a fait remarquer à Justin Trudeau qu’il avait passé beaucoup de temps à attaquer M. Ford, jusqu’ici, tout au long de la campagne électorale, et à l’assimiler au chef conservateur fédéral Andrew Scheer. Elle lui a demandé comment il pourrait espérer obtenir plus tard sa collaboration s’il est réélu.

La réaction du chef libéral? Attaquer Doug Ford de nouveau.

Je suis un parent dont les enfants vont à l’école dans le système public ontarien et je souhaiterais vraiment que Doug Ford consacre autant de temps à l’école de mes enfants qu’il en consacre à appuyer son parti fédéral, a-t-il dit.

J’ai entendu des gens d’un bout à l’autre de l’Ontario et même du pays, des montagnes Rocheuses à la baie de Fundy, et ils n’arrivent pas à croire qu’ils ont élu des premiers ministres qui ne prennent même pas part au plus important combat de notre époque : le combat contre les changements climatiques, a signalé M. Trudeau.

Ils sont frustrés devant les coupes en éducation, dans les soins de santé, dans les services dont ils ont besoin, tandis que des gens comme Doug Ford et d’autres réduisent les impôts des mieux nantis. Et Andrew Scheer demande maintenant aux Canadiens de doubler leur mise dans le leadership conservateur, a-t-il poursuivi.

Il a aussi reproché à M. Scheer de ne pas avoir publié de plateforme chiffrée, soulignant que Doug Ford, encore une fois, avait fait de même.

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